Regarder les autres comme Dieu les voit

Certaines personnes entrent dans une pièce et se disent: “Qu’est-ce qui ne va pas chez tous ces gens?” D’autres entrent dans la même pièce et se disent: “Que fait Dieu ici?”  La façon dont on voit les gens est importante, car elle détermine la façon dont ils perçoivent Dieu à travers nous. Thomas Merton a écrit: “Quand on voit Dieu en chacun, alors les autres voient Dieu en nous.” Bien avant de croire ce que nous croyons, les gens ressentent la façon dont nous les voyons. C’est un principe biblique que tout le monde est fait à l’image de Dieu. Genèse 1:26-27: « Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.” La Bible ne dit pas que l’image de Dieu n’est donnée qu’à ceux qui sont saints, ou aux croyants, ou à ceux qui votent comme nous, qui adorent comme nous ou qui se comportent comme nous.  L’image de Dieu est donnée à la personne qui nous agace, qui nous a blessés, qui n’est pas d’accord avec nous politiquement, théologiquement ou personnellement, mais qui porte quand même l’image de Dieu. On ne perd pas l’image de Dieu parce qu’on est brisés. On est brisés parce que l’image de Dieu a été fracturée dans le jardin d’Éden, pas effacée. Chaque personne qu’on rencontre est quelqu’un que Dieu a jugé digne d’être créé. Le meilleur exemple en est Jésus lui-même, qui avait cette capacité incroyable de voir au-delà du comportement des gens (bon ou mauvais) pour voir qui ils pouvaient vraiment être en Lui. Il a vu un collecteur d’impôts et l’a appelé Matthieu. Il a vu une prostituée et l’a appelée sa fille. Il a vu un renégat et l’a appelé Pierre, le roc. Il a vu un criminel sur une croix et lui a dit: “Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis.” Dieu ne nous regarde jamais tels que nous sommes, mais tels que nous pouvons être en Lui. On sait qu’on a créé Dieu à notre image quand on pense qu’il déteste les mêmes personnes qu’on déteste. Dieu voit notre conjoint, notre voisin, nos enfants, notre meilleur ami, notre pire ennemi, l’inconnu à l’épicerie, la personne qui nous a coupé la route dans la circulation, le mendiant dans la rue comme étant précieux, acceptable, aimable et pardonnable. Jésus n’ignorait pas le péché, mais il ne laissait jamais le péché avoir le dernier mot. Matthieu 25:40: “Tout ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.” Jésus ne dit pas: « Fais comme si c’était moi.” Il dit: “C’était moi.” Voici la vérité qui dérange: on n’interagit jamais avec “juste” une personne. Chaque rencontre est une rencontre avec quelqu’un que Dieu aime, quelqu’un pour qui Christ est mort, quelqu’un sur qui l’Esprit continue d’agir. Ça veut dire que chaque interaction est un moment théologique. La façon dont on parle aux gens est la façon dont on parle à Christ. Ça change notre façon d’interagir avec notre serveur au restaurant, avec notre conjoint et avec ce collègue qui met notre sanctification à l’épreuve chaque jour. 1 Corinthiens 13:7: « Si tu aimes quelqu’un, tu croiras toujours en lui et tu attendras toujours le meilleur de lui.” Aimer les autres comme le Christ les aime, c’est toujours penser le meilleur d’eux et pas le pire. On a tous tendance à se comporter en fonction de la façon dont les gens autour de nous nous perçoivent. Si un père dit tout le temps à ses enfants: « Tu es bête, tu es stupide,” l’enfant se comportera presque toujours comme son père l’attend de lui. Si un mari ou une femme dit toujours à son conjoint: “Tu es paresseux, tu ne vaux rien,” le conjoint ne sera jamais motivé à faire ce qu’on lui demande. Les étiquettes ne font que renforcer le négatif. Si on voit quelqu’un comme un problème, on le traitera comme un problème. Si on voit quelqu’un comme une gêne, on le bousculera. Si on considère quelqu’un comme sacré, on le traitera avec soin. Les gens agissent différemment quand on les traite avec dignité. Quand on regarde quelqu’un et qu’on pense, voire qu’on dit: “On voit l’image de Dieu en toi,” quelque chose en lui commence à s’élever pour répondre à cette révélation. C’est pourquoi, quand on juge les gens, ça les endurcit, mais quand on leur montre de la grâce, ça les réveille et les aide à atteindre leur potentiel. Un enfant se montre à la hauteur des attentes qu’on lui impose. Une personne blessée s’adoucit lorsqu’on lui témoigne de la gentillesse plutôt que de la méfiance. Ce qu’on voit chez les gens est souvent ce qu’on fait ressortir d’eux. Voici le paradoxe : plus on voit clairement Dieu dans les autres, plus les autres voient clairement Dieu en nous. Non pas parce qu’on est impressionnants ou spirituels, mais parce que l’amour rend visible le Dieu invisible. 1 Jean 4:12: « Personne n’a jamais vu Dieu; mais si nous nous aimons les uns les autres, Dieu vit en nous et son amour est parfait en nous.”  Nous pourrions peut-être prier ainsi: “Seigneur, aide-nous à voir ce que tu vois dans les personnes que nous rencontrons aujourd’hui. »

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