Sous nos pieds

Quand nous devenons chrétiens, on ne s’inscrit pas pour une croisière de vacances en Méditerranée. C’est plutôt comme s’engager dans la marine et s’inscrire pour combattre sur un navire de guerre. Le royaume de Dieu n’est pas un terrain de jeu, c’est un champ de bataille. On affronte un ennemi qui cherche à nous détruire, à détruire notre marche avec Christ, notre famille, tout ce qui nous est cher. 1 Pierre 5:8 dit: “Soyez sobres. Soyez vigilants, car votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera.” Pour chaque avancée dans le royaume de Dieu, il y a une contre-attaque des forces de l’enfer. Pourtant, au milieu de cette bataille spirituelle, il y a une vérité que nous devons réaliser et c’est cette vérité qui nous rendra libres : Satan n’a plus d’autorité sur aucun disciple du Christ grâce à la croix et à la résurrection de Jésus-Christ. Paul écrit dans Galates 2:20: “J’ai été crucifié avec Christ et je ne vis plus, mais Christ vit en moi.” Jésus vit en nous. Jésus a toute autorité. On a donc toute autorité sur l’ennemi. Romains 16:20: « Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous.” Il semble ironique que l’apôtre Paul mette les mots “paix” et “écraser” dans la même phrase. On s’attend presque toujours à ce que la paix vienne quand tout va bien, avec une musique douce et des bougies allumées. Pourtant, on voit ici que la paix est active, dynamique et puissante. Le mot hébreu pour “paix” est Shalom, et quand il est utilisé, il ne signifie pas l’absence de conflit, mais la présence victorieuse de Dieu sur le mal. Dieu apporte la paix en mettant ses ennemis sous les pieds de son peuple. Paul ne dit pas: “Le Dieu de la paix négociera ou gérera Satan.” Il dit: « Le Dieu de la paix écrasera Satan.” Le mot grec pour “écraser” était historiquement utilisé pour désigner l’action de broyer le raisin pour en faire du vin. Cependant, il était aussi utilisé pour désigner l’action de casser, de briser et d’écraser des os. En fait, il décrit des os qui ont été complètement écrasés au point d’être méconnaissables. En lisant Romains 16:20 de plus près, on remarque que c’est Dieu qui écrase, que c’est Satan qui est vaincu, mais que c’est sous nos pieds que la victoire vient. Dieu pourrait écraser Satan à tout moment et n’importe où, mais il choisit de le faire sous les pieds des croyants remplis de foi. On n’est pas sauvés pour être des spectateurs, on participe à la victoire de Dieu et on marche dans la puissance et l’autorité qu’il nous a données. Le mot “bientôt” ne veut pas dire “tout de suite,” mais “de manière décisive et certaine.” Il vient d’un terme militaire qui décrivait la façon dont les soldats romains marchaient en formation. Leurs commandants leur disaient: “Vous êtes des soldats romains! Levez haut les pieds, marchez bruyamment et faites savoir à tout le monde que vous arrivez en ville. Le bruit de vos pas et de vos piétinements est le signal qui indique à tout le monde qu’il doit s’écarter de votre chemin.” Satan peut résister, mais il ne peut pas régner. Paul poursuit en déclarant: « Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous.” Ce n’est pas une formule de politesse, c’est le cri de guerre de la victoire. Satan n’est pas écrasé par notre volonté, nos efforts religieux, nos prières plus fortes ou même si on agit mieux. Il est écrasé par la grâce qui repose sur l’œuvre accomplie par Christ et appliquée quotidiennement à nos vies. Ça veut dire qu’on ne se bat pas pour la victoire, on se bat à partir de la victoire. Ça veut dire qu’on n’a pas besoin de craindre le mal, car on repose sur les promesses de Dieu. Ça veut dire qu’on ne vainc pas en luttant, on vainc en faisant confiance. Un ourson jouait dans la forêt lorsqu’un lion l’aperçut. L’ourson se figea de peur et vit le lion s’approcher lentement de lui. Alors que le lion s’était approché à 15 mètres, il s’arrêta soudainement, prit peur et s’enfuit. L’ourson était fier d’avoir effrayé le lion. Il se dit: “Je suis très puissant.” Mais lorsqu’il se retourna, il vit sa mère juste derrière lui. Le lion n’avait pas peur du petit ours, mais de celui qui le protégeait. Tout seul, l’ennemi n’a pas peur de nous. Mais quand il voit Dieu derrière nous, il s’enfuit vite, car notre Dieu est plus grand que l’ennemi. Quand on est faible, Il est fort. 1 Jean 4:4 nous dit clairement: “Celui qui est en nous est plus grand que celui qui est dans le monde.” Quoi que ce soit qui nous pèse aujourd’hui, que ce soit la tentation, l’accusation, la peur ou le découragement, ça ne doit pas peser sur nos épaules. Ça doit être sous nos pieds. Crois-le aujourd’hui et marche dans la puissance et l’autorité que Dieu nous a données.
