Le plus grand de tous, c’est l’amour

On a demandé à des enfants ce qu’était l’amour. Leurs réponses étaient assez intéressantes et instructives pour nous, les adultes. Voici ce que Greg, qui a 8 ans, a dit à propos de l’amour: « L’amour, c’est la chose la plus importante au monde, mais le baseball, c’est pas mal non plus.” Mae, 9 ans, a fait remarquer: “Personne ne sait vraiment pourquoi on tombe amoureux, mais j’ai entendu dire que ça avait un rapport avec l’odeur qu’on dégage. C’est pour ça que les parfums et les déodorants sont si populaires.” Quand on lui a demandé à quoi ressemblait le fait de tomber amoureux, Roger, 9 ans, a répondu: “C’est comme une avalanche où tu dois courir pour sauver ta peau.” Leo, 7 ans, ne s’intéresse pas vraiment à l’amour quand il dit: “Si tomber amoureux, c’est comme apprendre à épeler, je ne veux pas le faire. Ça prend trop de temps.” Et enfin, Bobby, qui a 8 ans, reconnaît le pouvoir de l’amour et le caractère inévitable de se faire surprendre par lui lorsqu’il déclare: “L’amour te trouvera, même si tu essaies de t’en cacher. J’essaie de m’en cacher depuis que j’ai cinq ans, mais les filles n’arrêtent pas de me trouver!” Pour rendre cela très concret, Dieu nous appelle à aimer, avant tout, ceux qui sont les plus proches de nous. Charlie Brown a dit: “J’aime l’humanité, ce sont les gens que je ne supporte pas.” Si on ne montre pas d’amour à ceux qui nous sont les plus proches, comment peut-on espérer le faire dans d’autres relations? On nous commande d’aimer, peu importe à quel point notre conjoint est inconsidéré; peu importe à quel point nos parents sont déraisonnables ; peu importe à quel point nos enfants sont irrespectueux; et peu importe à quel point nos amis sont égoïstes. Deuxièmement, Dieu nous appelle à aimer ceux qui sont différents de nous. Dorothy Day a écrit: “En réalité, j’aime Dieu autant que j’aime la personne que j’aime le moins.” On dit souvent que tout le monde est normal jusqu’à ce qu’on apprenne à les connaître. Quand on s’engage dans une relation en croyant que les gens sont normaux, on refuse d’accepter la vérité: ils ne le sont pas. On se lance alors dans une quête sans fin pour les changer, les contrôler ou faire semblant qu’ils sont ce qu’ils ne sont pas. L’une des grandes marques de maturité, c’est d’accepter le fait que chacun est “tel qu’il est.” Thomas Merton a écrit: “Notre travail consiste à aimer les autres sans nous demander s’ils en sont dignes ou non.” Troisièmement, Dieu nous appelle à aimer ceux qui ne peuvent pas nous aimer en retour. L’amour, c’est quand deux personnes qui tiennent l’une à l’autre surmontent tous les obstacles et toutes les différences, et s’acceptent sans condition. Aimer sans condition, parler sans arrière-pensée, donner sans raison, et prendre soin sans rien attendre en retour; voilà l’esprit du véritable amour. Enfin, Dieu nous appelle à aimer les membres de son Église. On n’entendra jamais personne dire: “J’ai quitté l’Église parce qu’ils m’aimaient trop.” J’ai lu cette semaine une bande dessinée où un couple salue le pasteur après le culte et il dit: “Julie et moi, on s’est rencontrés ce matin pendant le moment où il fallait « saluer la personne à côté de toi ». On aimerait que tu nous maries.” Bon, c’est un peu exagéré, mais Dieu nous appelle bel et bien à nous aimer les uns les autres au sein de la famille de Dieu! Quand on pense à l’amour, ça nous amène naturellement à 1 Corinthiens 13:1-13. Dans 1 Corinthiens 13, on voit que l’amour n’est pas avant tout un sentiment, mais une action. Voici une paraphrase de ce chapitre pour l’Église: Verset un: “Même si nous nous réunissons pour un culte puissant, une prédication talentueuse et une prière passionnée, mais que nous ne nous aimons pas vraiment les uns les autres, nous ne faisons que du bruit.” Verset deux: “Même si nous avons une doctrine solide, un enseignement profond et une perspicacité spirituelle, mais que l’amour nous manque, nous ne sommes rien en tant qu’Église.” Verset trois: “ Même si on donne généreusement, qu’on sert sans relâche et qu’on fait de grands sacrifices, mais que ce n’est pas motivé par l’amour, ça ne nous apporte rien.” Verset quatre: « L’amour est patient les uns envers les autres alors qu’on grandit à des rythmes différents. Il est bienveillant dans nos paroles, notre ton et nos actions, ne rivalise pas et ne compare pas les ministères, ne cherche pas la reconnaissance ni la mise en avant, et refuse l’orgueil, même quand Dieu nous utilise.” Verset cinq: “L’amour n’humilie pas et ne blesse pas les autres croyants, n’impose pas ses propres préférences ou traditions, ne s’offense pas facilement et ne se divise pas, et ne garde pas de rancune pour les blessures passées de l’Église.” Versets six et sept: “L’amour supporte les uns les autres malgré les faiblesses et les différences, choisit de croire au meilleur chez les frères et sœurs, garde l’espoir de la restauration et de l’unité, et persévère à travers les conflits, les malentendus et les épreuves.” Versets huit à treize: “L’amour ne faillit jamais, car il reflète le Christ. Les programmes prendront fin, les méthodes changeront et les dons spirituels cesseront un jour. Notre compréhension est encore partielle, mais un jour nous verrons clairement. Nous grandissons encore vers la maturité en tant qu’Église, mais dans l’éternité, nous serons complets en Christ. La plus grande chose qui nous définira aux yeux du monde et les uns pour les autres, c’est l’amour.” Puissions-nous vivre dans l’amour aujourd’hui.
