Vivre dans la crainte du Seigneur et l’encouragement du Saint-Esprit

Dans Actes 9, l’Église est en paix, renforcée et en pleine croissance, tout en vivant dans la crainte du Seigneur et l’encouragement du Saint-Esprit. Quelle combinaison ! Quand la plupart des gens entendent l’expression “crainte du Seigneur,” ils ne se sentent pas réconfortés. Ils ont peur et se sentent sous pression, pensant que Dieu est au ciel, les bras croisés, prêt à nous juger. Quand les gens entendent “encouragement du Saint-Esprit,” ils pensent à la chaleur, au réconfort, à l’assurance et à Dieu qui nous tape dans le dos en disant: “tu te débrouilles bien.” Pourtant, quand on comprend bien ce que c’est que de vivre dans la crainte du Seigneur et de recevoir l’encouragement du Saint-Esprit, on voit qu’on a besoin des deux dans nos vies pour marcher avec Dieu d’une manière pieuse. Actes 9:31: “Alors l’Église dans toute la Judée, la Galilée et la Samarie jouissait d’une période de paix et était fortifiée. Vivant dans la crainte du Seigneur et dans l’encouragement du Saint-Esprit, elle augmentait en nombre.” La crainte du Seigneur, c’est rester concentré sur Dieu. Il ne s’agit pas d’avoir peur de Dieu. Ça veut dire qu’on prend Dieu au sérieux et qu’on ne le traite pas à la légère. Ça veut dire que Dieu n’est pas réduit à nos préférences. Blaise Pascal a écrit un jour: « Dieu a fait l’homme à son image, et l’homme lui a rendu le compliment.” Vivre dans la crainte du Seigneur, c’est avoir la conscience bien ancrée que Dieu est Dieu et que nous ne le sommes pas. C’est la conscience profonde que Dieu est saint, important et incontrôlable. Ce genre de crainte ne nous pousse pas à nous cacher de Dieu, mais nous incite à vouloir nous rapprocher de lui. Vivre dans la crainte du Seigneur, c’est dire: “Dieu, tu es saint, et je t’appartiens. Dieu, tu es plus grand que mes projets. Dieu, tu es plus sage que mes opinions. Dieu, tu es plus proche que je ne le réalise.” L’encouragement du Saint-Esprit, c’est Dieu qui garde son attention sur nous. Si la crainte du Seigneur nous rappelle qui est Dieu, l’encouragement du Saint-Esprit nous rappelle qui nous sommes pour Dieu. Vivre dans l’encouragement du Saint-Esprit, c’est entendre: “Tu es aimé, fortifié et jamais seul.” Watchman Nee a écrit: « L’Esprit est la main douce de Dieu sur l’épaule de l’âme fatiguée.” Le mot traduit par “encouragé” au verset 31 est le mot grec “paraklesis.” Il peut être traduit par “exhortation, réconfort ou encouragement.” Il signifie littéralement “etre appelé à ses côtés,” et représente donc l’image de quelqu’un qui vient à nos côtés pour nous apporter aide, réconfort, encouragement et force. Il y a une super illustration de ce que signifie ce mot “encouragement” qui s’est produite lors des Jeux olympiques d’été de 1992 à Barcelone, en Espagne. Le coureur britannique Derek Redmond participait à la course de 400 mètres. Il détenait déjà le record national britannique dans cette épreuve. Lors des Jeux olympiques précédents, il avait été contraint de se retirer dix minutes avant la course en raison d’une blessure au tendon d’Achille. Quatre ans plus tard, il était là, prêt à concourir, déterminé à remporter une médaille au 400 mètres. Son père était dans les tribunes et le regardait. Pendant la demi-finale, Redmond était en tête du peloton et à seulement 175 mètres de la ligne d’arrivée, quand son tendon droit s’est soudainement rompu et il est tombé au sol tandis que tous les autres coureurs le dépassaient pour se diriger vers la ligne d’arrivée. Une fois de plus, son rêve olympique lui avait été arraché. Mais Redmond était déterminé à finir la course, alors il s’est relevé et a commencé à boiter vers la ligne d’arrivée. Il souffrait visiblement à chaque pas, et on ne savait pas s’il allait y arriver. Tout à coup, son père se lève de son siège dans les gradins. Il saute sur la piste, passe devant les agents de sécurité et rejoint son fils sur la piste. Il passe son bras autour de la taille de son fils et l’encourage à continuer. Et alors que les 65 000 personnes dans le stade se lèvent pour applaudir, le père et le fils ont couru ensemble jusqu’à la ligne d’arrivée. Derek Redmond n’a pas gagné sa médaille olympique. Mais avec l’aide de son père, il a fini la course. On a besoin à la fois de la crainte du Seigneur et de l’encouragement du Saint-Esprit dans nos vies. La crainte du Seigneur sans l’encouragement de l’Esprit mène à l’anxiété, au légalisme et à l’épuisement. L’encouragement du Saint-Esprit sans la crainte du Seigneur mène à une foi superficielle, au consumérisme spirituel et à une religion égocentrique. Mais quand ces deux éléments vont de pair: la révérence nous permet de garder les pieds sur terre, l’encouragement nous permet d’avancer, la crainte nous permet de rester fidèles et le réconfort nous permet de garder espoir. On ne fait pas que survivre, on s’épanouit dans la vie elle-même.
