Faire face à nos problèmes

Il y a quelques années, quelqu’un a fait part de cette réflexion: “Vous vous souvenez de l’époque où les gens tenaient un journal intime et s’énervaient quand quelqu’un le lisait? Aujourd’hui, les gens publient tout en ligne et s’énervent quand les autres ne le font pas.” Il y a beaucoup de vérité là-dedans. Dans la culture actuelle, les gens gèrent leur souffrance en la partageant sur les réseaux sociaux. Ils font part de chaque déception, de chaque dispute, de chaque frustration, de chaque injustice. Au lieu de confier leurs fardeaux à Dieu, ils les confient à Facebook. Pour être honnête, le problème ne vient pas de Facebook. Il y a des années, cela aurait été le café, le téléphone ou les commérages de quartier. Facebook peut être utilisé à bon escient pour encourager les gens, rapprocher les familles et même diffuser l’Évangile. C’est un outil efficace pour l’œuvre missionnaire dans le monde d’aujourd’hui. Le défi ne réside pas dans le fait de se montrer vulnérable. Une foi authentique en Christ signifie que nous sommes ouverts et sincères avec ceux qui nous entourent. Comme on l’a dit: “Révéler ses sentiments est le début de la guérison.” Partager nos besoins, nos épreuves et nos problèmes les uns avec les autres est essentiel pour entretenir des relations saines dans le royaume de Dieu. Nous ne pouvons faire face à aucun problème dans notre vie si nous n’admettons pas qu’il existe et si nous ne sommes pas prêts à en parler à ceux en qui nous avons confiance autour de nous. Tout ce dont nous ne pouvons pas parler nous tient prisonniers. Le problème survient lorsque nous cherchons de l’aide partout ailleurs qu’auprès de Dieu. Au lieu de prier, nous publions. Au lieu de rechercher la sagesse, nous recherchons des “likes” et des commentaires. Au lieu d’affronter nos problèmes, nous les publions sur Facebook. Cela peut devenir une béquille émotionnelle dans nos vies. Les réseaux sociaux ont rendu plus facile que jamais de se défouler sans résoudre les problèmes, de se plaindre sans changer et de susciter la sympathie sans chercher de solutions. Notre première réaction face aux difficultés de la vie doit être de les affronter et d’accepter la réalité de leur présence dans nos vies. Jacques écrit dans Jacques 1:2: « Considérez comme une joie pure, mes frères et sœurs, lorsque vous rencontrez des épreuves de toutes sortes.” C’est “lorsque” nous rencontrons des épreuves, et non “si” nous en rencontrons, car les épreuves sont inévitables dans nos vies.  Une véritable foi en Dieu ne nie jamais la réalité des adversités auxquelles nous sommes confrontés, mais les regarde en face et déclare: “C’est dur, c’est difficile, nous ne savons pas pourquoi cela arrive, mais Dieu reste fidèle.” Au lieu de fuir nos problèmes, nous devons les accepter en sachant que Dieu tient les rênes. Les réseaux sociaux se nourrissent de drames. Plus une publication est chargée d’émotion, plus elle suscite de commentaires, de réactions et de sympathie. Mais la sympathie n’apporte pas toujours la guérison, car elle engendre parfois une dépendance indésirable vis-à-vis de notre entourage. La Bible ne nous dit jamais de confier nos fardeaux à des étrangers, mais de les confier au Christ. I Pierre 5:7: “Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car il prend soin de vous.” Facebook nous offre peut-être des cœurs, mais Dieu nous offre son cœur. Facebook envoie des notifications, tandis que Dieu opère une transformation. Que se passerait-il si un enfant tombait en faisant du vélo? Qui va lui apporter l’aide dont il a besoin : celui qui court vers tous ses amis du quartier pour leur raconter ce qui s’est passé, ou celui qui court chez son père pour lui faire part de sa blessure et de sa douleur? Dieu veut que nous courions vers lui. La prière renforce notre foi et nous rappelle que Dieu est toujours sur le trône, qu’Il répond toujours à nos prières, qu’Il ouvre toujours des portes et qu’Il accomplit toujours des miracles. Dieu nous dit dans le Psaume 50:15: “Invoque-moi au jour de la détresse; je te délivrerai, et tu m’honoreras.” Nous pouvons le faire en sachant que Dieu n’est jamais trop occupé pour nous, et que nous n’avons jamais besoin de prendre rendez-vous pour Le rencontrer. Lorsque nous appelons le ciel, la ligne n’est jamais occupée. Dieu a toujours du temps pour nous, surtout lorsque nous crions vers Lui. Cette semaine, avant de publier quoi que ce soit au sujet de nos problèmes, posons-nous cinq questions: “Avons-nous d’abord prié à ce sujet? Cherchons-nous la guérison ou simplement de l’attention? Est-ce que publier ce message aidera à résoudre le problème? Dirions-nous cela si Jésus était assis à nos côtés? Cela rend-il gloire au Christ?” Pouvons-nous partager nos épreuves sur Facebook et demander à tout le monde de prier? Absolument! Dieu peut nous amener à partager nos difficultés pour encourager les autres. Mais seulement si nous les avons d’abord confiées à Dieu dans la prière.  C’est comme le disent les paroles de ce vieux cantique: “Ô quelle paix nous perdons souvent, ô quelle douleur inutile nous endurons, tout cela parce que nous ne confions pas tout à Dieu dans la prière!”

 

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