Perdre Dieu

Il y avait deux frères, âgés de 8 et 10 ans, qui faisaient sans cesse des bêtises. Leur mère les a amenés voir le pasteur pour voir s’il pouvait les remettre dans le droit chemin. Le pasteur a d’abord parlé avec le plus jeune des deux. Il a regardé le petit garçon et lui a demandé: “Où est Dieu?” Le garçon a écarquillé les yeux, mais il n’a pas répondu. Le pasteur a donc reposé la question, d’un ton plus ferme cette fois: “Mon petit, où est Dieu?” Le garçon a commencé à s’agiter sur sa chaise, alors le pasteur lui a demandé une nouvelle fois d’une voix très forte, en pointant son doigt vers lui: “Mon petit, réponds-moi: où est Die ?”  Sur ce, le garçon bondit de son siège et se précipita vers la porte, passant devant son frère qui attendait son tour. Le frère aîné le rattrapa et lui demanda: “Qu’est-ce qui se passe?” Ce à quoi le plus jeune répondit: “On est dans le pétrin cette fois-ci. Ils ont perdu Dieu et le pasteur nous en tient pour responsables.” Il y a des moments dans nos vies où on a l’impression que tout s’écroule, que rien ne va plus.  On cherche Dieu, mais Il est introuvable. C.S. Lewis a écrit après la mort de sa femme: “Où est Dieu? Va vers Lui quand tu es désespéré, quand toute autre aide est vaine, et que trouves-tu? Une porte claquée au nez, et le bruit du verrou et du double verrou qui se ferment de l’intérieur. Après ça, le silence” Dans l’Ancien Testament, Job a vécu ça. En une seule journée, il a tout perdu : sa famille, son entreprise, sa santé et tous ses biens. La réponse de Dieu? Il ne dit rien pendant 37 chapitres. Quand Dieu semble se taire, rappelons-nous qu’il y a une différence entre le fait qu’Il soit présent partout et la manifestation de Sa présence. L’un est un fait, l’autre est un sentiment. C’est un fait que Dieu est toujours là et on peut compter là-dessus. On vit par la foi, pas par ce qu’on voit ou par nos sentiments. Comment continuer à faire confiance à Dieu et à le louer même quand on ne sent pas sa présence? Comment garder les yeux fixés sur Jésus quand ils sont remplis de larmes? D’abord, on continue à adorer Dieu. C’est ce qu’a fait Job dans Job 1, 20-21: “Alors il se prosterna face contre terre et dit : “Nu je suis sorti du ventre de ma mère, et nu je m’en irai. L’Éternel a donné, et l’Éternel a ôté ; que le nom de l’Éternel soit béni.” Quand on commence à laisser de côté notre orgueil et à s’incliner devant Dieu dans l’adoration, il commence à nous élever au-dessus de ces problèmes de boulot, de ces factures, de ces chagrins et de ces relations brisées. Et tout à coup, on se met à dire: “Dieu est El Shaddai,” ou “Dieu est tout-puissant.” “Dieu est le Seigneur de mes relations, de mes fiancés, de mon boulot, de ma santé.”  Deuxièmement, on dit à Dieu exactement ce qu’on ressent. Job a demandé dans Job 7:20: « Si j’ai péché, qu’est-ce que je t’ai fait, toi qui vois tout ce qu’on fait? Pourquoi as-tu fait de moi ta cible? Suis-je devenu un fardeau pour toi?” Dieu ne nous doit aucune explication, mais Il n’a jamais peur de ce qu’on pourrait dire. Comme quelqu’un l’a écrit un jour: “Dieu préfère qu’on se dispute avec Lui dans la colère plutôt que de s’éloigner dans une apathie détachée.” Dieu n’est pas fragile. Il peut supporter notre colère, nos doutes, notre peur, nos questions, notre chagrin et oui, même nos plaintes. On peut être honnête et lui ouvrir notre cœur. Troisièmement, on continue à placer notre foi et notre confiance en Dieu. Job avait l’impression que Dieu était lointain, mais quelle est sa conclusion? Il a prononcé l’une des plus grandes déclarations de foi de toute l’Écriture quand il a dit dans Job 13:15: “Même s’il me tue, j’espérerai en lui.” Elie Wiesel, survivant de l’Holocauste, raconte cet incident tiré de son expérience à Auschwitz: “À l’intérieur du camp, j’ai assisté à un étrange procès. Trois rabbins, tous des hommes érudits et pieux, ont accusé Dieu d’avoir laissé ses enfants se faire massacrer. Un conclave impressionnant, surtout quand on sait qu’il s’est tenu dans un camp de concentration. Mais ce qui s’est passé ensuite m’a paru encore plus incroyable. Après le procès où Dieu avait été reconnu coupable des faits qui lui étaient reprochés, l’un des rabbins a regardé la montre qu’il avait réussi à garder et a dit: “Bon, Il est temps de prier.” Et sur ces mots, les trois rabbins, tous des hommes érudits et pieux, ont baissé la tête et ont prié.” Comme les disciples de Jésus, on exprime nos doutes, puis on demande ce qu’ils ont demandé dans Jean 6:68: “Seigneur, vers qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.” Dans nos moments d’angoisse, continuons à faire confiance à Dieu. En agissant ainsi, on verra que Dieu ne nous a pas abandonnés et que nos problèmes ne nous vaincront pas. Psaumes 20:7: “Les uns se fient aux chars, les autres aux chevaux, mais nous, on se fie au nom du Seigneur, notre Dieu.”

 

La suite

Nous serions ravis de répondre à vos questions ou de vous aider dans les prochaines étapes de votre voyage.