Quand Jésus entre dans la maison
Tout au long des Écritures, l’arrivée de Jésus changeait toujours l’ambiance. La peur cédait la place à la foi, les ténèbres à la lumière et le chagrin à l’espoir au milieu de la douleur. Sa présence transformait le désespoir en espoir. Dans Matthieu 8, on lit l’histoire d’un chef de synagogue qui est venu s’agenouiller devant Jésus et lui a dit que sa fille venait de mourir. Il a demandé à Jésus de venir chez lui et de lui imposer les mains, convaincu qu’elle ressusciterait. La Bible dit dans Matthieu 8:23-25: “Quand Jésus est entré dans la maison du chef de la synagogue et qu’il a vu la foule bruyante et les gens qui jouaient de la flûte, il a dit: “Allez-vous-en. La fillette n’est pas morte, mais elle dort.” Mais ils se sont moqués de lui. Une fois la foule mise dehors, il est entré, a pris la fillette par la main, et elle s’est levée.” Un miracle s’est produit quand Jésus est entré dans la maison. Sa présence a marqué un tournant. En entrant, Jésus a embrassé la souffrance et le chagrin qui régnaient là, au lieu de les fuir. Henri Nouwen écrit: “La vraie bonne nouvelle, c’est que Dieu n’est pas un Dieu lointain, un Dieu qu’il faut craindre et éviter, un Dieu de vengeance, mais un Dieu qui est touché par nos souffrances et qui participe pleinement à la lutte humaine.” Dieu n’est jamais plus proche de nous que lorsque nous souffrons. Psaume 34:18: “Le Seigneur est proche de ceux qui ont le cœur brisé et sauve ceux qui ont l’esprit abattu.” Quand Jésus est entré dans la maison, il a vu ce qui pourrait être, alors que les gens autour de lui ne voyaient que ce qui était. Au moment où Jésus est arrivé, tout le monde avait déjà accepté le verdict. Les funérailles avaient commencé, l’espoir s’était éteint et la mort avait gagné. Dans le judaïsme du Ier siècle, le deuil commençait presque immédiatement après la mort. On engageait des pleureuses professionnelles et des flûtistes remplissaient l’air d’une musique lugubre. Les gens gémissaient bruyamment et leurs cris résonnaient dans les rues. Plus le deuil était bruyant, plus l’expression publique du chagrin était grande. Tout à coup, au milieu de leur deuil, leur chagrin s’est transformé en rire. Le mot grec pour “rire” est kategelōn, qui signifie se moquer, ridiculiser, rire avec mépris. De qui se moquaient-ils, sinon du Fils de Dieu lui-même! Ce passage soudain du deuil au rire montrait bien que leur chagrin était feint et que leur incrédulité était bien réelle. Qu’est-ce que Jésus a fait? Il leur a alors dit à tous de sortir et a fait taire toutes les voix moqueuses dans la pièce. Il a fait ça parce qu’il savait que l’incrédulité crée une atmosphère malsaine pour la foi. Jésus n’avait pas peur de l’incrédulité, mais il refusait de laisser l’incrédulité dominer la pièce. Jésus est entré et a dit: “Partez, elle n’est pas morte, mais endormie.” En disant ça, Jésus ne niait pas que la jeune fille était morte, mais il affirmait son autorité sur la mort. Ce qui est impossible pour nous ne l’est pas pour Lui. Matthieu 19:26: “Jésus les regarda et di : “Pour les hommes, c’est impossible, mais pour Dieu, tout est possible.” Quand Jésus est entré dans la maison, il a fait taire tout le bruit qui aurait pu le distraire de l’accomplissement d’un miracle. Il y a des moments où Dieu nous demande d’éliminer le bruit inutile de nos vies. Il y a le bruit de la peur, de l’anxiété, de la critique, le bruit des réseaux sociaux. Le bruit des voix qui nous répètent sans cesse ce que Dieu ne peut pas faire. Le bruit des fausses affirmations de notre ennemi auxquelles on croit et qu’on intériorise dans nos propres pensées. Ces voix qui disent: “Tu ne changeras jamais, Dieu t’a oublié, ton mariage ne s’améliorera jamais, ton enfant prodigue ne reviendra jamais à la foi, ou tu ne seras jamais guéri de ta maladie.” C’est pourquoi le Psaume 46:10 est si important: “Soyez tranquilles, et sachez que je suis Dieu.” Dieu parlera une fois que le bruit aura disparu et que nos cœurs se seront apaisés devant Lui. Enfin, quand Jésus est entré dans la maison, Il a apporté la vie. Matthieu dit simplement: “Il est entré et a pris la fillette par la main.” Le Créateur de l’univers a doucement pris la main d’une petite fille. Au moment où Sa main l’a touchée, la vie a repris cours dans son corps. Son cœur s’est remis à battre, ses poumons se sont remplis d’air et ses yeux se sont ouverts. Peut-être que notre “maison” aujourd’hui est remplie de peur, de chagrin, de conflits, d’inquiétude, de culpabilité, de maladie ou de vide spirituel. L’invitation des Écritures n’est pas simplement d’admirer Jésus de loin, mais de l’accueillir chez nous. Dans Apocalypse 3:20, Jésus dit: “Me voici! Je me tiens à la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai.” Invitons-le à entrer aujourd’hui.
