Vivre au pays du “je peux”

Quelqu’un a écrit un jour: “La pire façon d’affronter la vie, c’est de l’affronter avec un rictus.” Certaines personnes ont une attitude tellement pourrie qu’elles trouvent que le monde entier pue. Un jour, un papy grincheux s’est allongé pour faire une sieste. Pour s’amuser un peu, son petit-fils lui a mis un peu de fromage de Limbourg sur la moustache, juste sous le nez. Le papy s’est réveillé en reniflant, est sorti en titubant de la chambre et a crié: “Cette pièce pue!” Il a traversé la maison en criant de plus en plus fort: “Toute cette maison pue!” Il s’est précipité sur le porche et a hurlé de toutes ses forces: “Le monde entier pue!” En réalité, c’était le papy qui puait. Le problème était juste sous son nez. On a écrit: “Un cynique, c’est un homme qui connaît le prix de tout, mais la valeur de rien.” Les cyniques cherchent le côté négatif de tout, où qu’ils aillent. Ils soulignent toujours la possibilité d’un danger, des motivations impures et des intentions cachées dans la vie des autres. Ils trouvent dix problèmes dans chaque solution. Ils se moquent de l’enthousiasme et ridiculisent ceux qui réussissent mieux qu’eux. Ce sont ces critiques qui cherchent la petite bête et qui croient que le comportement humain est entièrement motivé par l’intérêt personnel. Au fond, le cynisme, c’est une réaction malsaine face à des attentes déçues. On a dit: « En chaque cynique se cache un idéaliste déçu.” Quelqu’un a écrit un jour: « Celui qui a le cœur mécontent a cette attitude: tout ce qu’il fait pour Dieu, c’est trop, et tout ce que Dieu fait pour lui, c’est trop peu.” Les cyniques vivent au pays du “je ne peux pas.” Le pays du “je ne peux pas” est bondé. Elle regorge de gens qui se sont convaincus que rien ne changera jamais, qu’ils ne peuvent pas pardonner, changer, surmonter une dépendance, partager leur foi, survivre à une perte ou faire la différence. À l’opposé, en tant que disciples du Christ, on devrait vivre au pays du “je peux,” en marchant pleins de foi et de confiance en le Père. Vivre au pays du “je peux,” c’est un choix personnel. Viktor Frankl, un survivant des camps de concentration, a écrit un jour: “On peut tout enlever à un homme sauf une chose: choisir son attitude face à n’importe quelle situation, choisir sa voie.” Quand des circonstances difficiles se présentent, on est tenté de se laisser guider par nos sentiments plutôt que par la foi. On a le choix. Va-t-on faire confiance à Dieu ou à nos sentiments?  Vivre au pays du “Je peux” signifie qu’on dépend totalement du Christ.  L’apôtre Paul a écrit dans Philippiens 4:13: « Je peux tout par celui qui me donne la force.” S’il y avait bien quelqu’un qui avait une raison de vivre dans la négativité, c’était Paul. Il était en prison dans des conditions terribles, mais plutôt que de céder à un esprit cynique, il a écrit une déclaration incroyablement positive sur ce que Dieu pouvait faire à travers lui. Le mot grec pour “force” signifie “dynamite” ou “dynamo.” Une dynamo, c’est quelque chose qui nous donne de l’énergie en continu. On est dynamisé par la puissance du Saint-Esprit en nous. Avant la Pentecôte, les disciples disaient: “On ne peut pas,” mais après, ils ont dit d’une seule voix: “On peut.” La différence, c’était le Saint-Esprit. Corrie ten Boom a écrit: “Essayer d’accomplir l’œuvre du Seigneur par tes propres forces est la chose la plus déroutante et la plus épuisante qu’on puisse imaginer.” Plus on se rapproche de Dieu, plus on aura d’énergie, de vitalité et de passion dans la vie. Le mot grec “donne” signifie “verser de la force dans,” et il est au présent, ce qui indique une action continue et permanente plutôt qu’un événement passé isolé. C’est comme verser de l’eau dans un verre ou du café dans une tasse. C’est l’image d’un récipient vide qui est continuellement rempli par une source extérieure. Lamentations 3:23 fait écho à cela: “C’est grâce à l’amour immense du Seigneur que nous ne sommes pas anéantis, car ses compassions ne s’épuisent jamais. Elles se renouvellent chaque matin; grande est ta fidélité.” Dans l’Ancien Testament, Israël ramassait de la manne fraîche chaque jour, tout comme chaque matin, on doit renouveler notre engagement à dépendre de Dieu. Hier est passé, demain n’est pas encore là, aujourd’hui est tout ce qu’on a. Quand on arrive au bout de nos forces, on est enfin au début de celles de Dieu. Si on vit aujourd’hui dans le monde du “je ne peux pas,” Dieu nous invite à abandonner ce langage de défaite, à arrêter de rabâcher les raisons pour lesquelles on ne peut pas, et à commencer à proclamer les promesses de Dieu. On peut tout par le Christ qui nous donne la force.

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