Lier et délier

Il est écrit: « Une toute petite clé peut ouvrir une porte très lourde.” Les clés symbolisent le privilège, la confiance et l’autorité. Jésus a dit dans Matthieu 16:19: “Je te donnerai les clés du royaume des cieux.” Que fais-tu quand tu as l’impression que toutes les forces de l’enfer se sont liguées contre toi, quand tout semble aller de travers et que rien ne va comme il faut? Tu prends les clés du royaume, c’est-à-dire la puissance et l’autorité du Saint-Esprit en toi, pour vaincre n’importe quelle attaque et te libérer de toute oppression. La puissance, c’est la capacité, la force et la vigueur nécessaires pour accomplir une tâche donnée. L’autorité, c’est le droit d’utiliser la puissance de Dieu. On peut recevoir la puissance de Dieu, mais on ne peut pas l’utiliser de manière significative sans agir dans l’autorité qu’Il nous a donnée. Par exemple, un policier se tient au milieu d’un carrefour et lève la main pour nous faire signe de nous arrêter quand on roule, et on s’arrête, ou du moins on espère qu’on s’arrête. On s’arrête pas parce que le policier a la force physique de nous arrêter, mais parce qu’une autorité supérieure lui a donné un insigne et un uniforme. On a un insigne et un uniforme bien plus grands que le gouvernement de notre pays. On a un insigne et un uniforme qui nous ont été donnés par Dieu. Jésus est en moi. Jésus détient toute autorité. Par conséquent, on détient toute autorité. L’histoire de Christian Hester, qui était gouverneur du Massachusetts, illustre bien comment exercer cette autorité. À l’époque où il menait une campagne acharnée pour un second mandat, un jour, après une matinée bien remplie à courir après les voix et sans avoir déjeuné, il est arrivé à un barbecue organisé par une église. C’était en fin d’après-midi et le gouverneur était affamé.  Alors qu’il avançait dans la file d’attente, il tendit son assiette à la femme qui servait le poulet. Elle en mit un morceau dans son assiette et se tourna vers la personne suivante. “Excuse-moi,” dit le gouverneur Hester, “ça te dérange si je prends un autre morceau de poulet?” “Désolée,” lui répondit la femme. “Je suis censée donner un seul morceau de poulet à chaque personne.” “Mais je meurs de faim,” dit le gouverneur. “Désolée,” répéta la femme. “Un seul par client.” Le gouverneur Herter était un homme modeste et sans prétention, mais il décida cette fois-ci de faire valoir un peu son autorité. “Tu sais qui je suis?  dit-il. “Je suis le gouverneur de cet État.” “Tu sais qui je suis?” répondit la femme.  “Je suis la responsable du poulet.” Il est écrit: “Le diable n’est pas de taille face au chrétien le plus faible qui se tient sous l’autorité de Jésus-Christ.” Jésus a ajouté dans Matthieu 16:19: “En vérité, je te le dis, tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.” Le mot grec pour “lier” est deō, qui signifie attacher, restreindre, interdire et maintenir sous autorité. Le mot grec pour “délier” est lyō, qui signifie réaliser, permettre, libérer, détacher. Chez les rabbins juifs, ces expressions étaient courantes. “Lier” signifiait “C’est interdit.” “Délier” signifiait “C’est autorisé.” De nombreux érudits soulignent un aspect fascinant de la grammaire grecque. Le verset dit littéralement: “Tout ce que tu lieras sur terre aura déjà été lié dans les cieux,” et “Tout ce que tu délieras sur terre aura déjà été délié dans les cieux.” Ça change tout, car ça signifie que ce n’est pas le ciel qui réagit à nos actions, mais que c’est nous qui répondons au ciel. On n’essaie pas d’amener le ciel à se plier à nos plans, mais on découvre la volonté du ciel et on la met en œuvre sur terre. On a l’autorité d’accomplir la volonté de Dieu, mais pas la nôtre. Si on dépasse l’autorité de Dieu, on se retrouvera à agir selon notre nature charnelle et on sera vaincu. En même temps, si on n’utilise pas l’autorité de Dieu dans nos vies, on sera aussi vaincu et on ne pourra pas accomplir le dessein de Dieu pour nos vies. Il y a des années, un pauvre immigrant a traversé l’Atlantique avec très peu de nourriture. Il a survécu grâce à des biscuits salés et du fromage. Le dernier jour, un autre passager lui a demandé pourquoi il n’était jamais venu à la salle à manger. L’homme a répondu: « Je n’avais pas les moyens de payer les repas.” Le passager lui a répondu: “Ils étaient compris dans ton billet.” Cet homme n’avait pas tiré pleinement parti de ses privilèges, comme c’est souvent le cas pour de nombreux chrétiens. Quand l’ennemi vient vers nous et déclare: « Tu sais qui je suis?” on peut lui répondre: “Tu sais qui je sui ? Je suis un enfant de Dieu qui marche dans Sa puissance et Son autorité.” Profitons des clés du royaume que Dieu nous a données et prions avec l’autorité du Saint-Esprit dans nos vies.

 

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