Comment gérer les critiques

Aristote a dit un jour: « On peut facilement éviter les critiques en ne disant rien, en ne faisant rien et en n’étant rien.” Si on essaie de grandir dans notre relation avec Dieu, de progresser au boulot ou de vraiment réussir quoi que ce soit dans la vie, on va se faire critiquer. La critique peut venir d’un parent, d’un conjoint, d’un patron, d’un prof, d’un ami, ou même de quelqu’un assis à côté de toi à l’église. Certains semblent penser que critiquer est un don spirituel. Ça peut être frustrant, parce que la plupart du temps, la critique vient de ceux qui sont les moins bien placés pour la faire. Comme l’a dit un jour George Burns: “Dommage que les seules personnes qui savent diriger ce pays soient occupées à conduire des taxis et à couper les cheveux.” Alors, comment gérer les critiques? D’abord, il faut en parler à Dieu. Le Psaume 62, 8 dit: « Ayez confiance en lui en tout temps, vous tous; ouvrez-lui votre cœur, car Dieu est notre refuge.” On peut prier: “Dieu, ça me fait mal. C’est dur à gérer. Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ils m’accusent justement de ce que je déteste le plus.” Avant de répondre “horizontalement” aux critiques, on doit d’abord déverser nos émotions “verticalement” auprès d’un Dieu qui comprend. Ensuite, il faut regarder au-delà de la critique et voir la personne qui la formule. Si cette personne est simplement méchante, constamment négative et critique, on n’a pas besoin de consacrer la moindre énergie émotionnelle à ce qu’elle dit, car les gens qui souffrent font souffrir les autres. Certaines personnes ne parlent que lorsqu’elles sont contrariées. Il y a l’histoire d’un petit garçon qui, depuis sa naissance, n’avait jamais prononcé un seul mot, pendant neuf ans. Puis, un matin, après qu’on lui eut servi du porridge pour la troisième journée d’affilée, il s’est enfin écrié: “Je déteste le porridge!” Sa mère était folle de joie. “Mon fils, tu as parlé!” s’est-elle exclamée. “Pourquoi tu n’as pas parlé jusqu’à maintenant?” “Jusqu’à maintenant,” répondit le garçon, “tout allait bien.” On dit souvent: « N’accepte jamais les critiques de quelqu’un dont tu n’accepterais pas les conseils.” La question importante est: est-ce que celui qui nous critique veut nous aider ou nous faire du mal? Les gens qui nous aiment vraiment nous diront parfois des vérités difficiles, non pas pour nous rabaisser, mais pour nous aider à grandir. On peut se demander: est-ce que cette personne prie pour moi? S’est-elle investie pour moi? Se réjouit-elle de mes victoires? A-t-elle fait preuve de sagesse au fil du temps? Si la réponse est oui, il faut écouter attentivement, car Dieu parle peut-être à travers elle. Proverbes 12:1 nous dit: “Celui qui aime la discipline aime la connaissance, mais celui qui hait la correction est stupide.” Troisièmement, il ne faut pas se prendre trop au sérieux. On a écrit: “Arrête de te prendre pour un dieu — tout le monde l’a déjà fait.” Un jour, Abraham Lincoln prononçait un discours quand un perturbateur n’arrêtait pas de l’interrompre en criant: “Lincoln, vous êtes à deux visages!” Finalement, Lincoln a interrompu son discours, s’est tourné vers son détracteur et lui a répondu: “Monsieur, si j’étais à deux visages, vous croyez que je porterais toujours le visage que j’ai?” Si on apprend à rire de soi-même et à tirer les leçons des critiques, ça nous aidera à vivre la vie abondante à laquelle Jésus nous appelle. Quatrièmement, on doit réagir avec piété et amour, en gardant notre cœur et notre attitude. On ne vaincra jamais un dragon en devenant soi-même un dragon. Ça ne sert à rien de céder à l’envie de riposter et de répondre aux insultes par des insultes. Romains 12:19 nous le rappelle: “Ne vous vengez pas, mes chers amis, mais laissez la place à la colère de Dieu, car il est écrit: “C’est à moi de venger; c’est moi qui rendrai”, dit le Seigneur.” Enfin, on doit rester concentré sur ce que Dieu nous a appelés à faire. Certaines personnes laissent les critiques devenir leur boussole dans la vie, passant tout leur temps à réagir à ce qu’on leur a dit. En agissant ainsi, elles cessent de rêver, de servir, de donner, de diriger et d’obéir à Dieu. Il est écrit: « Si on vit pour les applaudissements des gens, on mourra à cause de leurs critiques.” Paul écrit dans Galates 1:10: “Est-ce que je cherche maintenant à plaire aux hommes, ou à Dieu? Est-ce que j’essaie de plaire aux hommes? Si je cherchais encore à plaire aux hommes, je ne serais pas serviteur du Christ.” Rien n’est plus décourageant que d’essayer de plaire à tout le monde — même Dieu ne peut pas plaire à tout le monde. On est là pour plaire à une seule personne. Peu importe qui nous rejette, Dieu ne le fera jamais. Ce n’est pas une excuse pour aller se comporter comme un crétin en se disant: « Bon, Dieu m’aime, donc je peux faire ce que je veux.” Le fait est qu’on n’a besoin de l’approbation de personne pour être heureux. Tout ce dont on a besoin, c’est que Dieu nous approuve. On n’est pas ce que les autres disent qu’on est. On est ce que Dieu dit qu’on est. L’opinion que Dieu a de nous est la seule qui compte vraiment au final. La critique s’arrête là où commence l’approbation de Dieu.
