Être content

Il y a l’histoire d’un chercheur spirituel qui a mis sa vie trépidante entre parenthèses pour passer quelques jours dans un monastère. “J’espère que votre séjour sera béni,” lui a dit le moine qui l’a conduit à sa cellule. “Si vous avez besoin de quoi que ce soit, faites-le-nous savoir, et nous vous apprendrons à vivre sans.” Il a été écrit: « Le vrai contentement ne réside pas dans le fait de tout avoir, mais dans le fait d’être satisfait de tout ce que nous avons.” Dieu veut qu’on soit content du présent. Paul écrit à Timothée dans 1 Timothée 6:6-8: “Mais la piété avec le contentement est un grand gain. Car nous n’avons rien apporté dans le monde, et nous ne pouvons rien en emporter. Mais si nous avons de quoi manger et de quoi nous vêtir, nous en serons contents.” Si on n’est pas content de ce qu’on a, on ne sera pas content de ce qu’on aimerait avoir. On pense, voire on dit: « On sera contents quand on aura ceci ou cela,” mais Dieu veut qu’on soit contents dans le présent. Il y a une force incroyable dans le contentement, parce que quand on est content de ce qu’on a, on est émotionnellement libre. On est libéré du souci de tout avoir maintenant, libéré de l’inquiétude, du stress et de l’anxiété. L’apôtre Paul a écrit dans Philippiens 4:12: “J’ai appris le secret d’être content.” Soyons clairs. Ce n’est pas que Paul n’avait pas d’ambition. Il était probablement l’une des personnes les plus ambitieuses qui aient jamais existé. Il a diffusé à lui seul l’Évangile dans tout l’Empire romain. Mais Paul avait appris le contentement. L’ambition et le contentement n’ont rien à voir l’un avec l’autre. On peut avoir les deux. Le contentement n’est pas de la paresse, de la complaisance, de l’apathie ou du fatalisme. Être content, c’est profiter de ce qu’on a maintenant plutôt que d’attendre que quelque chose d’autre arrive pour être heureux. Ça veut pas dire qu’on veut pas progresser. Ça veut pas dire qu’on a pas d’objectifs. Ça veut juste dire qu’on est heureux avec ce qu’on a. C’est un mythe de croire qu’avoir plus nous rendra heureux, plus importants et plus en sécurité. John Bunyan a écrit: « Je me contente de ce que j’ai, que ce soit peu ou beaucoup.” Ecclésiaste 4:6: « Mieux vaut avoir peu et avoir l’esprit tranquille que d’être toujours occupé à courir après le vent.” Avoir l’esprit tranquille vaut mieux que de courir sans cesse après plus. Comment apprendre à se contenter de ce qu’on a? En étant reconnaissant pour ce qu’on a et en n’envient pas ce qu’on n’a pas. Saint Thomas d’Aquin a raconté l’histoire d’un homme qui avait entendu parler d’un bœuf très spécial et qui était déterminé à l’avoir. Il a voyagé partout dans le monde. Il a passé toute sa vie et dépensé toute sa fortune à le chercher. Finalement, juste avant de mourir, il s’est rendu compte qu’il avait chevauché ce bœuf pendant tout ce temps. En se rapprochant de Dieu. Notre défi n’est pas que nous voulons plus. C’est que nous cherchons la satisfaction totale au mauvais endroit. On n’est pas seulement des êtres physiques, on est aussi des êtres spirituels, créés par Dieu pour communier et être en relation avec Lui. On est finalement insatisfaits parce que notre faim spirituelle n’est pas comblée. Comme l’a écrit Blaise Pascal: “Il y a dans le cœur de chaque homme un vide en forme de Dieu qui ne peut être comblé par aucune chose créée, mais seulement par Dieu le Créateur, révélé par Jésus-Christ. » David a dit dans le Psaume 63:1: “O Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès le matin. Mon âme a soif de toi, ma chair te désire dans une terre aride et desséchée, où il n’y a pas d’eau. » En s’appuyant sur la force de Dieu, Paul poursuit sa déclaration de contentement dans Philippiens 4:12 en affirmant au verset 13: “Je peux tout par Christ qui me fortifie.” On peut tout maîtriser avec l’aide du Christ qui nous donne la force. En acceptant ce qui ne peut être changé. Job 11:13: “Tourne-toi vers Dieu, puis affronte à nouveau le monde, ferme et courageux.” Les choses les plus importantes de notre vie échappent à notre contrôle. Parfois, la seule façon de gérer une situation ingérable est de l’accepter. L’acceptation est le premier pas vers la paix. On peut réciter la prière classique: “Seigneur, aide-nous à accepter les choses qui ne peuvent être changées, à changer les choses qui peuvent être changées et à avoir la sagesse de faire la différence.” En regardant ce qui reste, plutôt que ce qui est perdu. Paul écrit dans 1 Thessaloniciens 5:18: “Quoi qu’il arrive, soyez toujours reconnaissants, car c’est la volonté de Dieu pour vous.” Paul ne nous encourage pas à être reconnaissants pour les problèmes, mais pour ce qui nous reste. Dieu est toujours avec nous. Dieu peut tirer le bien du mal. Vivons cette journée en nous concentrant sur la bonté de Dieu.
