Faire face au doute

Tout le monde doute de temps en temps. C’est normal de douter. C’est ce qu’on appelle être humain. Si on dit à quelqu’un qu’il y a 400 milliards d’étoiles dans le ciel, il va probablement nous croire, mais si on lui dit qu’un banc est recouvert de peinture fraîche, il va sûrement devoir le toucher pour s’en assurer. Le doute est présent dans les chambres d’hôpital, au bord des tombes, dans les salons tranquilles et même sur les bancs d’église. La Bible regorge de personnages, des gens mûrs dans leur cheminement avec Dieu, qui ont douté. Abraham, Moïse, Jean-Baptiste et bien sûr Thomas ont douté. Le problème, ce n’est pas que nous doutions. Le problème, c’est ce que nous faisons de nos doutes. Il y a plein de types de doutes différents. Quand on doute de l’avenir, on appelle ça de l’inquiétude. Quand on doute des autres, on appelle ça de la suspicion. Quand on doute de soi-même, on appelle ça de l’infériorité. Quand on doute de Dieu, on appelle ça de l’incrédulité. Quand on doute de tout, on appelle ça du cynisme. Il a été écrit: “S’éloigner de sa foi à cause de questions sans réponse sur le mal, c’est entrer dans une tempête de questions sans réponse sur le bien.” La principale raison pour laquelle les gens doutent, c’est à cause des circonstances négatives qu’ils traversent, qu’il s’agisse de prières restées sans réponse, d’une tragédie qui les frappe ou d’une situation impossible à laquelle ils sont confrontés et dont ils ne comprennent pas la raison. Le doute n’est pas le contraire de la foi. L’incroyance est le contraire de la foi. L’incroyance est un choix et un refus de croire, tandis que le doute fait référence à l’incertitude intérieure que nous pouvons ressentir de temps à autre. Douter n’est pas un péché. Ça devient un péché quand on croit à nos doutes, qu’on doute de nos croyances et qu’on tourne le dos à Dieu. La plupart de nos doutes sont émotionnels plutôt qu’intellectuels. On traverse une période difficile et on crie: “Pourquoi as-tu laissé ça arriver, Dieu? Je ne comprends pas! Est-ce que tu contrôles vraiment tout?” Paul nous donne le principe selon lequel il est possible d’avoir des doutes sans être vaincu par eux dans 2 Corinthiens 4:8-9: « Nous sommes souvent troublés, mais pas écrasés. Parfois dans le doute, mais jamais dans le désespoir. Nous avons beaucoup d’ennemis, mais nous ne sommes jamais sans amis, et même si nous sommes parfois gravement blessés, nous ne sommes pas détruits.” Comment gérer nos doutes? On doit admettre nos doutes et demander de l’aide. Dans Marc 9, un père a amené son fils à Jésus pour qu’il le guérisse. Jésus a dit dans Marc 9:23: “Tout est possible à celui qui croit.” Aussitôt, le père a dit au verset 24: « Je crois; aide-moi dans mon incrédulité.” Finalement, le garçon a été guéri. Dieu ne nous juge jamais et ne se fâche jamais contre nous quand on doute. Comme un petit enfant qui pose sans cesse des questions à sa mère ou à son père, Dieu est patient et gentil avec nous. Dieu n’est pas fragile. Il peut gérer nos doutes, nos peurs, nos inquiétudes et toutes nos questions sans réponse. C’est un Dieu puissant! Le doute n’est pas un signe que notre foi est en train de mourir, en fait, ça peut être un signe que notre foi grandit. William Rainey a dit un jour: “Pourquoi personne ne m’a jamais dit que je pouvais devenir chrétien et travailler sur tous mes doutes après?” Chaque petit pas que nous faisons vers le Christ nous éloigne davantage du doute, du découragement, de la dépression et du désespoir. La foi, ça veut pas dire: « Je ne me pose jamais de questions.” La foi, ça veut dire: « Je continue à parler à Dieu, même quand je me pose des questions.” Notre foi, c’est un choix, pas un sentiment. On base notre foi sur la Parole de Dieu et ses promesses. La Bible nous offre plus de 7 000 promesses. Si on les revendique, on verra notre peur et nos doutes diminuer. La foi, c’est un choix qu’on fait. On dit comme Job dans Job 13:15: “Même si Dieu me tue, je continuerai à lui faire confiance.” On ne sait pas pourquoi les choses arrivent, mais on connaît Dieu et on sait qu’on peut lui faire confiance. Ce qu’on doit faire, c’est croire en nos croyances et douter de nos doutes. Salomon a dit dans Proverbes 3:5: « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ta propre intelligence.” Il a été écrit: « Nourris ta foi et tes doutes mourront de faim.” Pouvons-nous être remplis de foi et de doute en même temps? Oui. On peut avoir la foi que Dieu veut qu’on fasse quelque chose et être mort de peur en même temps. Il ne faut pas beaucoup de foi. Matthieu 17:20: “Si vous avez une foi aussi petite qu’une graine de moutarde, rien ne vous sera impossible.”  Une foi de la taille d’une graine de moutarde peut déplacer des montagnes. Ce n’est pas la taille de notre foi qui fait la différence. C’est ce dans quoi on la met. Quand on doute, c’est le moment de s’arrêter et de prier: « Dieu, on ne comprend pas tout, mais on croit en toi. Aide-nous à te faire confiance. Aide-nous à nous engager totalement envers toi comme maître de nos vies. Amen.”

 

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