La puissance de la sainte cène

Aujourd’hui, c’est le Vendredi saint, un jour où, en tant que disciples de Jésus, on exprime notre gratitude pour la croix et pour le fait que Jésus soit mort afin qu’on puisse entrer en relation avec Dieu et avoir la vie éternelle. Partout dans le monde, les croyants participeront au saint sacrement de la communion, en utilisant les éléments qui symbolisent le corps du Christ brisé pour nous, et son sang versé pour nous au Calvaire. Dieu nous appelle à prendre ce moment au sérieux et avec toute la révérence qu’il mérite. Paul écrit dans 1 Corinthiens 11: 23-25: “Car j’ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis : le Seigneur Jésus, la nuit où il a été trahi, a pris du pain, et après avoir rendu grâce, il l’a rompu et a dit: “Ceci est mon corps, qui est pour vous; faites ceci en mémoire de moi. De la même manière, après le souper, il prit la coupe, en disant: “Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci, chaque fois que vous en boirez, en mémoire de moi.” En tant que protestants, sous prétexte d’être libérés de la liturgie, nous oublions parfois la grandeur et le sérieux du moment où nous rompons le pain et buvons la coupe ensemble. On est passés de la célébration chaque dimanche à une fois par mois, et dans certaines églises, on ne la célèbre plus du tout. Quand on prend  la sainte cène, on utilise des choses ordinaires pour célébrer: une table, des coupes, du jus, du pain. Mais ce n’est pas une chose ordinaire que nous faisons ensemble en tant que croyants. Ce n’est pas un repas ordinaire. Ce n’est pas un panier-repas que nous emportons au travail ou à l’école et que nous mangeons à notre convenance. C’est un repas avec une symbolique et une puissance incroyables. Chaque fois qu’on se rassemble pour se souvenir et célébrer la mort et la résurrection du Christ, Dieu agit dans nos cœurs et nos vies. La puissance de la communion se montre dans la guérison qu’on peut recevoir quand on y participe. Sur la croix, Dieu a aussi pris toutes nos maladies et nos infirmités et les a mises sur Jésus pour qu’on puisse marcher dans la santé divine. Ésaïe 53:5: “Mais il a été transpercé à cause de nos transgressions, il a été écrasé à cause de nos iniquités; le châtiment qui nous a apporté la paix était sur lui, et par ses blessures nous sommes guéris.” Une femme a écrit à son pasteur:  “Cher pasteur, après être allée chez le médecin, j’ai été diagnostiquée avec un zona. J’ai ressenti des douleurs aiguës dans mon oreille gauche et le long de mon bras gauche, si intenses qu’il m’était impossible de dormir; pourtant, le zona me fatiguait tellement que je pouvais à peine bouger. J’ai dû rassembler toutes mes forces pour aller chercher ma Bible et mes notes du dernier dimanche de communion, ainsi qu’un cracker et du jus de raisin. Après avoir lu mes notes et pris la sainte cène, j’ai fait une sieste de quatre heures. À mon réveil, la douleur avait disparu et n’est jamais revenue!” L’hôte du repas n’est pas un hôte ordinaire. On ne parle pas de quelqu’un qui prend notre commande au resto. Notre hôte, c’est Jésus, qui se concentre sur nous pendant qu’on se concentre sur lui.  Jésus nous appelle à sa table en nous appelant par notre nom, comme ses amis. Son amour nous amène à sa table. Il donne à chacun de nous une identité qui se trouve en lui. Il y a une carte nominative pour chacun de nous à table. Dieu ne se concentre pas sur nos fautes ou nos échecs, mais il pardonne et oublie. Hébreux 10:17: “Je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs transgressions.” On a tendance à faire exactement le contraire. On oublie nos amis et on se souvient de leurs péchés. Dieu ne nous regarde jamais tels que nous sommes, mais tels que nous serons et pouvons être en Lui. Dieu est quelqu’un qui comprend notre passé, croit en notre avenir et nous accepte aujourd’hui tels que nous sommes. Quoi qu’on traverse aujourd’hui, rappelons-nous que Dieu nous voit, prend soin de nous et est avec nous. Jean 14:18: “Je ne vous laisserai pas orphelins, je viendrai à vous.” La table à laquelle on sert la sainte cène n’est pas une table ordinaire. Elle s’agrandit et s’agrandit. Sa taille est illimitée. Cette table s’agrandit avec l’amour de l’hôte et grandit avec la grâce de son invitation à nous. Voici le voleur sur la croix. Voici la femme adultère. Rouges et jaunes, noirs et blancs, riches et pauvres, Africains, Japonais, Français, Mexicains, Américains, nous sommes tous les bienvenus à cette table. La table s’agrandit avec la miséricorde, elle s’allonge avec l’amour et elle s’étend jusqu’aux confins de la terre avec l’Évangile de la paix. Il y a quelque chose d’extraordinaire dans ce que Jésus commande ici. Ce n’est pas la façon ordinaire dont nous avons tendance à vivre. Quand on quitte la table, on est transformés. On n’est plus des gens ordinaires. L’ordinaire en nous veut maltraiter ou accuser, anéantir ou isoler, riposter ou attaquer. Pourtant, en tant que chrétiens, on peut faire l’extraordinaire. On peut rendre l’amour pour la haine, la paix pour la colère et le pardon pour la blessure. Telle est la puissance de la croix dont on se souvient quand on mange le pain et buvons le calice ensemble.

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