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Trente jours pour redécouvrir le pardon

Paul Calzada Le pardon est l’un des aspects essentiels du ministère de Christ. Non seulement il a enseigné ses disciples au sujet du pardon, mais il a également pratiqué le pardon à diverses occasions, et en particulier envers ses bourreaux, à l’heure de la crucifixion.

Jour n°30–Tenir la distance !

« Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu’il péchera contre moi ? Sera-ce jusqu’à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois » (Matthieu 18.21/22).

Même si les offenses considérées dans ce passage n’ont rien à voir avec des actes criminels, le pardon, tel que Jésus le conçoit, nous laisse face à un défi qui pourrait paraître insurmontable. Pour prendre une image sportive, nous dirions que Pierre veut bien courir un quatre-cents mètres, mais Jésus lui dit que la distance à parcourir, c’est celle d’un marathon !

Jésus nous rappelle que le pardon de Dieu envers nous est incommensurable ; il nous propose d’entrer dans cette dimension du pardon.

Pierre a une approche religieuse du pardon. Il sait qu’il doit pardonner, et il veut le faire selon une loi, une règle prédéfinie. Il lui semble que sept fois est le maximum envisageable pour une journée. Il pense que pardonner est un devoir, mais un devoir avec des limites.

Or, Jésus lui rappelle que pardonner, ce n’est pas un devoir mais un état. C’est comme si Jésus lui disait : « Tu dois vivre dans une attitude de pardon tout le long du jour. »

Voilà un défi qui nous dépasse. Nous ne sommes plus dans la dimension de l’humain, mais du divin. Une telle démesure nous oblige à réclamer l’aide et la grâce divine.

Quelle épouse, quel mari, quel père, quel fils, quel frère, quelle sœur…seront en mesure d’entrer dans cette dimension du pardon, alors que l’un a été offensé par l’autre ? Certainement aucun, à moins que Jésus vive en lui, ou en elle, et lui communique cette capacité comme ce fut le cas pour Etienne (Actes 7.60).

Il nous arrive de ne considérer que ce qui nous blesse ; dans ces cas, pardonner réclame un effort. Un effort que nous sommes prêts à faire dans le cadre d’une loi (sept fois). Mais, si nous considérons que c’est Jésus qui est blessé lorsqu’on nous offense, et si nous le laissons réagir lui, il va nous communiquer une capacité de pardon qui nous dépasse.

Pourquoi Pierre a-t-il posé une telle question ? Nous l’ignorons, mais cela laisse entendre qu’il avait dû être confronté à certaines crises, à certaines tensions, peut-être même au sein de l’équipe des disciples.

Comme lui, nous pouvons connaître des moments difficiles au sein de nos relations amicales, sociales, ecclésiales ; comment pourrons-nous courir le marathon d’un pardon constamment renouvelé ? En laissant Christ vivre en nous.

Ma prière en ce jour :
Seigneur, merci de me donner la force de pardonner ces mille propos désobligeants, ces jugements de valeur portés sur ma vie. Que ta vie en moi, me communique ce pouvoir de pardonner et de pardonner encore. Amen !

Paul Calzada

La formation « 30 jours pour redécouvrir le pardon » est un programme proposé par FaitesDesDisciples.com.