Quand nous atteignons un point de rupture

Nos vies peuvent basculer en un instant, à cause d’un simple coup de fil, d’un SMS ou d’un e-mail. Quand ça arrive, on a parfois l’impression que le temps s’est arrêté et qu’on se retrouve face à une réalité où on ne sera plus jamais le même. Comment trouver la force de continuer? Que faire quand on a atteint nos limites? Le contexte d’Ésaïe 40 est le suivant: le peuple de Dieu était en exil à Babylone et avait atteint un tel désespoir qu’il se demandait si Dieu ne l’avait pas complètement oublié. Le prophète Ésaïe ramène le peuple vers Dieu et lui dit de faire deux choses dans cette période de détresse: Tout d’abord, il devait se souvenir. Ésaïe 40:28: “N’as-tu pas su? N’as-tu pas entendu? Le Seigneur est le Dieu éternel, le Créateur des extrémités de la terre. Il ne faiblit pas et ne se lasse pas; son intelligence est insondable.” Ésaïe nous rappelle que Dieu est éternel et fiable. Il n’a ni commencement ni fin. Rien ne prend Dieu par surprise. Dieu ne secoue jamais la tête en disant: “Qu’est-ce que je vais faire? D’où ça vient?” Dieu est le créateur des extrémités de la terre et Il est tout-puissant. Aucun problème n’est trop grand pour Lui, car c’est Lui qui a créé les choses qui nous causent ce problème. Pour Dieu, guérir un cancer n’est pas plus difficile que de nous aider à retrouver nos clés de voiture perdues. Dieu n’est jamais fatigué et Il n’atteint jamais le point d’épuisement. Il n’est jamais trop préoccupé par les problèmes de quelqu’un d’autre pour entendre notre cri de désespoir. Dieu est omniscient. Il comprend des choses à notre sujet que nous ne comprenons pas nous-mêmes. On ne voit que le “point,” tandis que Dieu voit la “ligne.” Dieu nous donnera la force dont on a besoin. Ésaïe 40:29: “Il donne de la force à celui qui est fatigué, et à celui qui n’a pas de force, il augmente la puissance.” En hébreu, “force” fait référence à la capacité d’agir au moment de la crise. Ça parle d’endurance dans les moments difficiles. La “force” est le pouvoir de se reproduire. Elle évoque la vigueur et la vitalité. La “puissance” signifie la capacité de faire ce qui doit être fait. Dans ce contexte, cela signifie que nous aurons tout ce dont nous avons besoin, et quand nous en aurons besoin, pour faire tout ce qui doit être fait. Ésaïe 40:30: “Même les jeunes faiblissent et se lassent, et les jeunes hommes tombent épuisés.” Dieu promet de la force dans nos moments de faiblesse. Quand on arrive au bout de soi-même, on est enfin au commencement de Dieu. Deuxièmement, ils devaient attendre. Ésaïe 40:31: “Mais ceux qui espèrent en l’Éternel renouvellent leur force; ils s’élèvent avec des ailes comme les aigles; ils courent et ne se lassent point; ils marchent et ne faiblissent point.” Parfois, on s’envole comme des aigles et on vole. Tout va pour le mieux. On a l’impression de pouvoir surmonter n’importe quel obstacle qui se présente. On est rempli de foi et de puissance. Parfois, on court et on s’épuise. On suit le rythme de la vie, en mettant un pied devant l’autre. Parfois, tout ce qu’on peut faire, c’est marcher sans défaillir, et on a besoin des encouragements et des prières de ceux qui nous entourent. On a l’impression que la vie n’est pas juste. Chaque fois qu’on pense que la vie est injuste, regardons à nouveau vers la croix. Ce n’était pas juste qu’un homme de 33 ans soit cloué sur une croix pour mourir. Pourtant, trois jours plus tard, Jésus est ressuscité du tombeau et Dieu a montré Sa puissance triomphante. Dieu fera la même chose pour nous. Si Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts, et Il l’a fait, Il peut ressusciter une relation morte, guérir un corps malade, nous aider à trouver un soulagement financier ou restaurer notre santé émotionnelle pour qu’elle retrouve la paix et la sérénité. Remarquons bien ce que nous attendons. Nous attendons le Seigneur. Nous l’attendons dans l’espoir et l’attente. Nous n’attendons pas la dernière avancée médicale, ni même un message de nos proches, un nouvel emploi, une offre d’un meilleur poste ou un chèque d’un million de dollars. Nous attendons le Seigneur. On n’attend pas quelque chose, on attend quelqu’un. Attendre n’est pas une résignation passive face à nos circonstances, mais l’expression la plus haute de notre foi. Attendre le Seigneur signifie que même dans ces moments où on a l’impression d’avoir atteint un point de rupture, on peut faire le choix mental de faire confiance au Dieu vivant qui suffit pleinement à nos besoins et dire: « Je vais continuer à lui faire confiance.” Pendant que nous attendons, Dieu promet de renouveler nos forces, de nous donner de l’énergie pour faire face à notre situation actuelle. Le mot “renouveler” signifie échanger, comme si nous enfilions de nouveaux vêtements. Nous échangeons notre peur contre sa paix. Nous échangeons notre inquiétude contre son calme. Nous échangeons notre dépression contre sa joie. Amen.
