Surmonter la peur

Scott Peck commence son livre, “The Road Less Traveled” (Le chemin le moins fréquenté), avec ces mots mémorables: “La vie est difficile. C’est une grande vérité, l’une des plus grandes vérités. C’est une grande vérité parce qu’une fois qu’on la voit vraiment, on la dépasse. Une fois qu’on sait vraiment que la vie est difficile, une fois qu’on le comprend et l’accepte vraiment, alors la vie n’est plus difficile. Car une fois acceptée, le fait que la vie soit difficile n’a plus d’importance. » Tout au long des Écritures, il est clairement indiqué que la vie d’un croyant est tout sauf facile. La question n’est pas de savoir si la vie va être difficile, mais comment nous allons y réagir. Allons-nous réagir avec foi ou avec peur? La peur est en réalité le désir d’éviter la douleur. C’est le fait d’éviter la douleur. Parfois, voire la plupart du temps, la peur d’une situation ou d’une circonstance peut être plus débilitante que la circonstance elle-même. La peur, c’est comme un fauteuil à bascule: elle nous donne quelque chose à faire, mais ne nous mène nulle part. Souvent, nos peurs peuvent nous submerger au point de nous paralyser, de nous rendre incapables d’avancer, tant dans le présent que dans l’avenir. Il a été écrit: “De tous les menteurs du monde, les pires sont parfois nos propres peurs.” Des études ont montré que 95 % de ce qu’on craint est sans fondement. On a peur de ce qu’on ne peut pas contrôler. On ne peut pas contrôler notre santé, notre boulot, nos enfants, l’avenir, alors on vit dans la peur. Parfois, on peut penser que si on a suffisamment peur, nos problèmes disparaîtront. Il est intéressant de noter qu’en tant que créatures de Dieu, on doit apprendre à faire confiance au créateur. Certaines personnes disent: “Montre-moi et je te ferai confiance.” Dieu dit: “Fais-moi confiance et je te montrerai.” Au lieu de réfléchir à notre peur, on doit obéir. On doit s’appuyer sur Dieu, compter sur lui, se reposer en lui, s’abandonner à lui, dépendre de lui et se détendre en sa présence. Surmonter la peur, c’est plus que dire: “Je n’aurai pas peur.” C’est remplir ce vide (l’absence de panique) avec la paix de Dieu. Si ça vaut le coup de paniquer, ça vaut le coup de prier. David a prié dans le Psaume 34:4: « J’ai cherché le Seigneur, et il m’a exaucé ; il m’a délivré de toutes mes peurs.” On peut toujours confier notre avenir inconnu à un Dieu connu. La Bible nous dit dans Proverbes 28:1: “Le méchant s’enfuit quand personne ne le poursuit, mais les justes sont aussi hardis qu’un lion.” Les justes sont courageux parce qu’ils savent qui ils sont en Dieu. En Christ, on est forts, victorieux et plus que vainqueurs. La peur regarde l’ampleur de notre situation, le courage regarde l’ampleur de notre Dieu. 1 Jean 4:4: “Vous, mes chers enfants, vous êtes de Dieu et vous les avez vaincus, car celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde.” Notre attention détermine notre réalité. Quand Goliath s’est présenté devant les Israélites, les soldats ont tous pensé: “Il est tellement grand qu’on ne pourra jamais le tuer.” David a regardé le même géant et s’est dit: “Il est tellement grand que je ne peux pas le rater.” David avait une attention pieuse. On ne connaît peut-être pas l’avenir, mais on peut connaître le Dieu qui le connaît. Les justes sont courageux parce qu’ils affrontent leurs peurs au lieu de les fuir. On ne doit pas nier nos peurs ni les fuir, mais on doit les accepter en sachant que le courage, c’est simplement reconnaître nos peurs et agir pour les surmonter. On dit: « On ne développe pas son courage en étant heureux tous les jours. On le développe en survivant à des moments difficiles et en affrontant l’adversité. » Le courage se voit dans une famille qui fait face à un cancer en phase terminale. Une mère célibataire qui se bat pour élever ses enfants. Une veuve qui vit chaque jour en regrettant son mari. Une personne qui doit subir une opération difficile. Une personne qui fait tout ce qu’elle peut pour trouver un autre boulot après avoir été licenciée. Le courage, c’est pas l’absence de peur, c’est faire confiance à Dieu au milieu de la peur. En faisant confiance à Dieu, on peut affronter notre peur en déclarant: “Peur, va-t’en au nom de Jésus. La parole de Dieu dit que Dieu ne nous a pas donné un esprit de peur, mais un esprit de paix, d’amour et de sagesse. Je ne céderai pas à la tentation de me concentrer sur toi, mais nous tournons nos yeux vers Jésus qui nous donnera la force dont nous avons besoin pour affronter cette journée.” On prie, puis on fait un pas dans la foi. La foi, c’est plus que croire que Dieu peut faire quelque chose. La foi, c’est agir. C’est aller de l’avant malgré nos peurs. La foi, c’est faire ce qu’on craint le plus malgré ce qu’on ressent. La foi ne fait pas toujours disparaître les sentiments de peur, mais elle nous donne la force d’aller de l’avant malgré ces sentiments. Allons de l’avant, affrontons nos peurs et agissons !
