Comment savoir qu’on est ne de nouveau ?

Un cri de frustration qui mène à la foi

La question de notre destin éternelle est la plus importante de tout. Mais, cette vie commence ici-bas. Puis-je savoir que je suis sauvé ? Comment ?

Une fois j’ai reçu une communication d’un ami qui doutait de sa relation avec Dieu. Il n’était pas sûr d’aller au ciel et de bénéficier de la vie éternelle. Il n’était pas sûr que Dieu l’accepte.

Il dit qu’il priait constamment mais il n’avait pas d’assurance devant Dieu qu’il était sauvé.

C’était mon propre combat durant des années, surtout d’adolescence. Et voilà le sujet de ces leçons. Pour le tout premier je vais vous partager la réponse (un peu modifié) que j’ai donné à mon ami et puis dans les semaines qui suivent nous regarderons plusieurs de ces principes du près.

On va appeler notre ami « Georges ».

Georges, je connais bien ce sentiment. Je l’ai combattu pendant des années et c’est un combat qui déchire l’âme. Combien de fois, me suis-je couché sur mon lit en me demandant si j’étais juste devant Dieu ou non. Combien de fois, ai-je prié demandant le pardon, espérant le pardon, mais à la fin je n’étais pas rassuré.

J’ai lutté durant la plupart de mon adolescence.

Ce malaise est déclenché par plusieurs choses. Chez moi je crois qu’il y avait au moins trois facteurs qui contribuaient à ce problème :

–J’ai basé ma foi sur mes sentiments. Je croyais que si on était né de nouveau, on aura toujours un certain sentiment de bien-être. J’en souffrais terriblement avec beaucoup de peur. J’avais peur d’aller en enfer, peur de déplaire à Dieu.

J’ai appris par la suite que les sentiments sont aussi changeants que les temps. Quand mes sentiments sont alignés avec la vérité, ça va. Et sinon, je crois la vérité au lieu de croire mes sentiments. (Nous parlerons en plus dans une leçon future)

–J’ai dû mettre ma confiance dans les promesses de la Parole de Dieu. Tu dis, Georges, que tu demandes que Dieu tu donnes l’assurance, mais Le Roi des Rois écrit en bon français, anglais, chinois et toutes les autres langues: “Que dit-elle donc? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton coeur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.

Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.

Car c’est en croyant du coeur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture:

Quiconque croit en lui ne sera point confus.

Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.

Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.” (L’épître aux Romans, 10 :8-13)

C’est ça, la preuve de mon salut, l’assurance que j’ai la vie éternelle. Ce n’est pas ce que je ressens; c’est ma réponse à ce qu’Il a dit. Je L’invoque. Je mets ma confiance en Jésus et ce qu’Il a fait à la croix pour moi.

Je me suis dit: « mais est-ce que je crois que Jésus est ressuscité des morts? » D’après tout, c’est énorme cela. Mais, ma réponse est quand je prie je sais qu’Il m’entend. Alors, effectivement, s’Il m’entend Il doit être vivant.

Et c’est l’Esprit de Dieu qui nous le révèle.

Même le fait d’être troublé est en quelque sorte une preuve de ta foi. Nous n’avons pas peur de quelque chose que nous ne croyons pas.

A la fin du compte, nous devons décider de croire à ce qu’Il a promis ou non.

–Le troisième problème était que je m’appuyais sur mes “perfections” plus que la grâce de Dieu. Ici, c’est problématique, parce qu’il y a des gens qui agissent n’importe comment et puis ils disent : “Je sais que ce n’est pas bien, mais Dieu est miséricordieux …” Ils pêchent sans crainte. C’est une attitude dangereuse. Cette personne, a-t-elle vraiment goûté de la grâce qui change le cœur ?

Mais en revanche, qui d’entre nous ne pèche pas? Si ce n’est pas en acte, c’est en pensée. Si ma foi est ancrée dans mon obéissance parfaite, je suis perdu. Mais, Dieu a prévu. “Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous.

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité…

Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.” (1 Jean 1:9, 2:1)

Quand nous sommes trop sensibles, le diable est là pour nous accuser et nous condamner, chaque fois qu’il le peut. Puisque nous voulons plaire à Dieu, il profite. Il est l’accusateur des frères.

Le fait que tu es attaqué est peut-être un bon signe, parce que le diable t’accuse.

Le diable accuse et condamne (bien qu’il ne soit ni le procureur ni le juge dans le tribunal de Dieu. Ce n’est pas son droit).

Le Saint-Esprit nous convainc du péché mais il y a une différence de taille. Le Saint-Esprit nous convainc pour ensuite nous pardonner et nous délivrer.

Je crois que souvent nous croyons que c’est le Saint-Esprit que nous parle quand en réalité, c’est Satan que nous condamne. “Que dirons-nous donc à l’égard de ces choses? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous?

Lui, qui n’a point épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi toutes choses avec lui?

Qui accusera les élus de Dieu? C’est Dieu qui justifie!

Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!

Qui nous séparera de l’amour de Christ?” (Romans 8 :31-35)

J’ai décidé de trancher la question quand j’étais en fac. « Seigneur » j’ai prié, « J’ai entendu que le salut n’est pas par ce que je fais ou par mes sentiments. C’est par la simple confiance en Toi. Je choisi de croire que Tu m’as sauvé et des maintenant je ne vais plus le douter. Je crois que Tu m’as sauvé. »

Après, quand l’ennemi venait (et il vient toujours avec ses accusations, même aujourd’hui), je dis, « Non, je suis sauvé par ma foi en Christ. C’est Lui qui a fait l’œuvre à la Croix. Je ne suis pas l’exception à sa grâce. Il m’a sauvé. »

Quand je pèche, je demande pardon et je suis pardonné. Ce n’est pas une question de dire 100 avé marias ou de me flageller avant d’être pardonné. Il me pardonne. Si je dois faire restitution, j’essaie de le faire. Il m’aide de le faire. Mais le pardon vient quand nous lui demandons.

Georges, je crois que ce dont tu as besoin n’est pas un sentiment d’assurance mais de commencer d’affirmer ce que le Seigneur a déjà fait. « Merci Seigneur pour le pardon. Merci, pour la nouvelle naissance, merci pour la vie éternelle, merci que je suis un fils du Dieu Vivant à cause de toi Jésus. »

 

Prochaine leçon