L’évangélisation personnelle 1: Suivez le plan

Si vous vouliez construire une maison, quelle serait la première étape ? Avant de commencer les travaux, vous devriez avoir un plan. Il vous faudrait décider du nombre de pièces et de l’emplacement des portes et des fenêtres. Vous avez besoin d’un plan pour vous aider dans la construction. Vous serez alors satisfait du résultat.

Dans l’Ancien Testament, nous lisons que Dieu dit à son peuple de bâtir un édifice pour l’adorer. Il leur a donné un plan. En fait, il leur a dit à sept reprises de bien veiller à le suivre à la lettre. Ils lui ont obéi, et le bâtiment fut une réussite ; Dieu était satisfait.

Si nous voulons gagner des âmes à JésusChrist, nous avons besoin d’un plan ou d’un exemple à suivre. Dieu nous a donné ce plan, ou cet exemple, dans sa Parole. Nous discernons ce plan dans la vie de Jésus et dans son ministère, ainsi que dans l’exemple des premiers chrétiens. Après avoir appris quel est le plan de Dieu, vous pourrez l’appliquer à votre propre ministère consistant à partager la bonne nouvelle de JésusChrist. C’est ce que nous appelons l’évangélisation personnelle !

LE PLAN DE DIEU

Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi Dieu avait décidé de créer l’univers : le ciel et la terre, les étoiles et les mers, les montagnes et les vallées, et bien entendu, l’homme ? Beaucoup de gens se posent cette question. Mais la réponse est simple : Dieu a un but, un plan pour toute chose. Rien n’a été créé au hasard, sans aucun but.

Dès le commencement, avant même la création de l’homme, l’objectif de Dieu était de partager avec l’homme tout ce qu’il avait et tout ce qu’il était. Et ceci est le véritable plan de l’évangélisation personnelle—partager ce que nous avons !

« Dieu dit : Faisons l’homme à notre image » (Genèse 1.26). Dieu a partagé avec l’homme son être personnel, sa propre nature. C’était là une bonne nouvelle : Dieu se donnant ainsi à l’homme. Après avoir partagé avec l’homme sa propre nature, Dieu lui a donné tout ce qu’il avait créé. Plus tard, dans le magnifique jardin d’Eden, Dieu est descendu et a marché avec l’homme, sa main dans la sienne—Adam, tout comme un père qui se promène avec son fils. Ils parlaient ensemble. Ils se comprenaient parfaitement. Oh, j’aimerais être un artiste ! Mais même si je l’étais, je ne parviendrais pas à reproduire la beauté de cette scène !

Une merveilleuse réalité est que l’amour altruiste de Dieu ne s’est pas arrêté à Adam. Lorsque l’homme a péché, Dieu en a été attristé, mais son attitude n’a pas changé. Il est redescendu ici-bas et a annoncé la bonne nouvelle du Sauveur à venir. Dans Genèse 3.15, pour la première fois, il annonce cette bonne nouvelle. Dieu s’adresse au serpent, Satan, en disant :

Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t’écraseras la tête.

Il parlait de son Fils, Jésus-Christ. Il disait en fait : Le serpent, Satan, a écrasé Adam quand il l’a tenté à pécher. Mais j’enverrai mon Fils Jésus-Christ pour écraser Satan.

Oui, l’amour altruiste de Dieu ne connaît aucune limite. Dans Jean 3.16, nous lisons ceci :

Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.

Ce verset bien connu est le centre même du plan de Dieu pour l’évangélisation personnelle. Son amour est un amour personnel, un amour altruiste qui se donne aux hommes, vous y compris.

Dans chacun des exercices qui vous sont proposés, les questions sont destinées à vous aider à revoir ou simplement à mettre en pratique ce que vous avez étudié. Répondez vous-même aux questions avant de lire les réponses que nous vous donnons un peu plus loin.

LA VIE DE CHRIST

L’homme a péché. La maladie, les souffrances, les guerres et même la mort en sont le résultat. Si Dieu ne pouvait plus se promener avec l’homme comme il le faisait auparavant, il avait encore un plan destiné à poursuivre son °uvre altruiste avec les hommes. Ce plan était d’envoyer Jésus parmi nous.

En parlant de son °uvre et de sa mission, Jésus a dit :

L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a oint pour guérir ceux qui ont le c°ur brisé ; pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur (Luc 4.18-19).

Récemment, au Burkina Faso (mon pays), en Afrique occidentale, je participais à un culte dans une réunion d’environ 600 chrétiens. Nous chantions un cantique dont la traduction donne :

Oh Seigneur, sans ta guérison et ton pouvoir de salut, Les lieux escarpés auraient été ma demeure, L’enfer aurait été pour moi !

Jésus nous a enseigné le plan de l’évangélisation personnelle par son propre exemple. Il ne faisait aucune distinction parmi les gens. Il a reçu des personnes instruites comme Nicodème et certains érudits grecs. Mais il rendait également visite aux pécheurs et mangeaient avec eux. Des lépreux sont venus le trouver et il les a tous guéris. Même des gens possédés de démons se sont approchés de lui et il les a délivrés. Lorsqu’il avait besoin de repos, il passait du temps avec les enfants. Les soldats et les veuves trouvaient du secours auprès de lui. Qui aurait pu l’accuser d’indifférence envers ceux qui avaient besoin de lui ?

Jésus avait un seul but : faire l’°uvre et la volonté de Celui qui l’avait envoyé. L’apôtre Pierre, en parlant de la vie et du ministère de Jésus, disait :

Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable ; car Dieu était avec lui (Actes 10.38).

Dieu travaillait en Christ, pardonnait les péchés et ramenait les hommes à lui.

Christ était prêt à tout sacrifice pour accomplir le plan de son Père. D’abord, il a quitté sa demeure dans le ciel, son trône et sa gloire, pour descendre parmi nous. Il est né dans une crèche parce que ceux qu’il était venu secourir ne voulaient pas le recevoir. Mais son ultime sacrifice a été lorsqu’il s’est donné volontairement sur la croix. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il a dit : « Tout est accompli » (Jean 19.30).C’était une exclamation de satisfaction. Son °uvre était terminée. Le plan pour l’évangélisation personnelle—c’est-à-dire annoncer la bonne nouvelle—était désormais clair et précis.

Oui, Christ a goûté à la mort afin que vous et moi puissions vivre. Il a payé notre dette envers Dieu. Christ, le Seigneur des seigneurs et le Roi des rois, a marché sur cette terre comme un serviteur, sans un lieu pour reposer sa tête. Il a fait ceci parce qu’il nous aimait. Existe-t-il une meilleure nouvelle que celle-ci ? Certainement pas.

L’EXEMPLE DES PREMIERS CHRETIENS

Christ est venu, comme nous l’avons vu, pour nous parler de Dieu et de son amour. Des hommes cruels l’ont crucifié, mais il n’est pas resté dans le tombeau. Il est revenu à la vie. Il est maintenant assis à la droite du Père dans le ciel. Je remercie Dieu que son plan d’annoncer la bonne nouvelle aux hommes ne se soit pas arrêté avec Christ. Christ l’a transmis aux apôtres et à ses disciples. Il leur a dit : « Allez dans le monde entier et prêchez la bonne nouvelle à toute la création » (Marc 16.15). Cet ordre ne s’adresse pas à un groupe de personnes choisies comme les apôtres, ou aujourd’hui les évangélistes, les diacres, les pasteurs ou les enseignants. Ce commandement s’adresse à chacun de nous.

Mais comment Jésus a-t-il envoyé ses disciples ? Dans sa prière, Christ a dit à son Père : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » (Jean 17.18). Et comment Dieu a-t-il envoyé Jésus ? Il l’a envoyé avec une mission. Il l’a revêtu de puissance et d’autorité. Il l’a envoyé dans le monde entier, non pas pour condamner et pour juger, mais pour libérer les hommes. C’est la mission que Christ nous a transmise. C’est comme s’il avait dit : « Père, comme tu m’as envoyé, je les envoie. Garde-les comme tu m’as gardé. Ecoute-les comme tu m’as écouté. Sois avec eux comme tu as été avec moi ». N’est-ce pas merveilleux de réaliser que nous sommes les messagers de Dieu ?

A présent, tournons notre regard vers l’apôtre Pierre qui parlait de ce même Jésus au jour de la Pentecôte. L’histoire nous est rapportée dans Actes 2.14-39. Imaginez-le debout devant la foule, en train d’annoncer l’Evangile de Jésus-Christ. Ecoutez-le parler devant ses juges. Vous pouvez l’entendre dire : « Comment puis-je m’arrêter d’annoncer ce que j’ai vu et entendu ? »

Et maintenant, suivez-le dans la maison d’un officier romain, Corneille, un homme qui cherchait Dieu. Vous le retrouverez en train de témoigner de Christ à d’autres. (Voir Actes 10.34-43.)

Le livre des Actes nous donne plusieurs détails concernant le ministère de l’apôtre Paul et de ses voyages missionnaires. Suivez Paul et écoutez-le. Il ne parlait que de Christ, et Christ crucifié. Gagner les hommes à Christ et partager son expérience chrétienne avec les autres, voilà quel était le désir ardent de l’apôtre Paul.

Paul était prêt à souffrir pour annoncer cette bonne nouvelle. Il a été jeté en prison, fouetté et enchaîné. Il a souffert la faim, la solitude, l’abandon de ses proches. Mais rien ne l’a arrêté de proclamer la bonne nouvelle de Christ autour de lui. S’il ne pouvait parler, il écrivait son message ou le faisait écrire par quelqu’un d’autre. Il a fait cela jusqu’au jour où il a pu dire :

Car pour moi, me voici déjà offert en libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi (2 Timothée 4.6-7).

Autrefois en Afrique, lorsqu’un chasseur tuait un éléphant, il rentrait en toute hâte chez lui pour annoncer la bonne nouvelle. Lorsque les Américains ont mis le pied sur la lune pour la première fois, cette nouvelle a été annoncée au monde par la radio, la télévision et la presse. La nature de l’homme est de vouloir partager les bonnes nouvelles. N’avons-nous pas une nouvelle encore plus grande à annoncer autour de nous ?

Lorsque Jésus s’est révélé à la Samaritaine, comme le chasseur africain, elle a couru pour en faire part à ses amis et sa famille. Elle leur a dit ce que Christ avait fait dans sa vie. (Voir Jean 4.5-29.)

 

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