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Contribuer à la croissance des Chrétiens

L’éducation chrétienne est l’un des aspects importants du travail de l’Église. Elle nous aide à croître et à mûrir dans la foi. Elle contribuera en outre à vous former et à vous équiper afin que vous puissiez saisir toute occasion d’en instruire d’autres en vue de leur maturité chrétienne les rendant aussi conscients de la nécessité de recevoir un enseignement plus approfondi. L’interdépendance des croyants dans la communauté chrétienne est soulignée. Les nouveaux convertis ont besoin d’enseigner et de nourrir d’autres afin de grandir dans leurs propres vies.

Leçon 3 : Aider les chrétiens à croître

Juan s’émerveille en constatant que Maria semble toujours savoir exactement ce dont le petit Manuel a besoin et comment lui prodiguer les soins appropriés. Maria lui montre un livre de puériculture écrit par un spécialiste de renom qui occupe un poste à l’hôpital universitaire. Sa mère le lui a acheté pendant qu’elles attendaient toutes deux l’arrivée de l’enfant. Le livre présente tout ce qu’une jeune mère devrait savoir. Maria explique d’autre part qu’elle a longtemps observé sa propre mère à l’époque où elle s’occupait de son petit frère et de sa soeur. TIlui arrivait aussi de veiller elle-même sur les jeunes enfants quand sa mère devait s’absenter. Elle a ainsi appris à soigner un bébé en se basant sur les expériences de ceux qui ont bien voulu partager avec elle ce qu’ils avaient appris.

Les chrétiens ont besoin d’apprendre comment veiller sur la vie spirituelle des autres et favoriser leur développement. La Bible révèle une méthode divine et offre certaines ressources capables de nous permettre de remplir une telle tâche.

Dans cette leçon, vous apprendrez que la méthode de Dieu est celle qui consiste à faire des jeunes croyants des disciples, et vous découvrirez, parmi les ressources du Seigneur, la nature de l’Eglise, les ministères- dons et le Saint-Esprit. Vous vous apercevrez également qu’il existe des méthodes précises, pour ainsi dire protocolaires, et d’autres qui sont plus décontractrées dans la manière d’entretenir la croissance spirituelle. En contribuant à faire de certains des disciples, et en vous servant des ressources que Dieu a mises à votre disposition, vous verrez les vies se transformer glorieusement: que ce soit celle de la personne dont vous vous occupez ou la vôtre. Tels sont les avantages de la tâche qui consiste à veiller sur la croissance spirituelle d’autrui.

UNE METHODE DIVINE

Les chrétiens, bien vivants, croissent vers une pleine maturité spirituelle qui est définie par une vie à l’image de Christ. La tâche collective de l’église et celle des chrétiens individuels est d’en aider

AIDER LES CHRETIENS A CROITRE

d’autres à se développer spirituellement. Peut-être cela vous étonne-t- il. Vous avez appris que la croissance était une chose naturelle à laquelle chacun peut s’attendre; il existe pourtant des conditions qui lui sont favorables. En assistant d’autres chrétiens dans ce domaine, nous devons apprendre comment prévoir les conditions qui faciliteront la tendance naturelle à la croissance. La Bible révèle une méthode divine: faire des disciples.

Ce qu’est un disciple
Objectif I. Savoir décrire ce qu’est un disciple et quel est le but de la formation chrétienne.

On pense souvent à un disciple comme à quelqu’un qui “suit”: qui suit les enseignements d’un autre. Le mot disciple tel qu’il apparaît dans le Nouveau Testament désigne, au sens littéral, une personne qui “apprend”, mais son implication est plus vaste encore. Il ne s’agit pas simplement d’être élève; le terme disciple laisse supposer une relation avec une autre personne. Il est possible qu’un élève se laisse guider par son maître sans pour autant embrasser les convictions et les valeurs de ce dernier. Il n’en est pas de même pour le disciple, qui apprend de celui qui l’enseigne et partage bientôt ses attitudes, son comportement et ses valeurs. Il devient l’un des adeptes de son maître. Lui étant dévoué, son ambition est de lui ressembler. Il cherche encore à l’imiter, à copier parfois ses actes, à adopter ses convictions. On devient par conséquent un disciple en se liant à un autre afin d’acquérir les connaissances pratiques et théoriques de celui que l’on a adopté comme modèle. Pour bien concevoir la relation entre le maître et son disciple, nous dirons qu’il s’agit d’une relation dénuée de formalisme, semblable à celle qui unit deux personnes: celle dont la vie et les actes servent de modèle et celle qui cherche à imiter son exemple. Il ne s’agit pas du tout des relations entre un élève et son professeur, où leformalisme est de rigueur.

Celui qui apprend un métier quelconque est un exemple tout à fait approprié lorsqu’on examine ce qu’est un disciple. L’artisan a appris son métier d’un autre qui le lui a enseigné. Ses aptitudes se sont développées sous l’oeil vigilant de son maître jusqu’au moment où il a acquis suffisamment de compétence pour être à son tour capable d’en enseigner d’autres. On a maintenant une troisième personne dont les connaissances en la matière sont nulles, mais qui désire apprendre le métier; il va donc passer un certain temps chez le maître artisan et il s’instruit en l’observant et en appliquant ce qui lui a été appris. ns’efforce d’imiter les techniques de son patron, développant ainsi ses propres aptitudes à la tâche. Et, petit à petit, l’apprenti tend à devenir comme le maître qui l’a enseigné. Il suit son exemple, ses instructions et, en les appliquant fidèlement, il devient aussi habile que lui. Il apprend donc en suivant l’artisan, en l’imitant.

Dans un sens, la tâche qui consiste à faire des disciples ressemble à la formation d’un apprenti. Nous pouvons imaginer, grâce à la nature des relations dont ils jouissent entre eux, l’apprenti et son patron adopter petit à petit les mêmes caractéristiques. En s’associant à son maître et en l’imitant, l’élève acquiert son style, ses aptitudes et ses connaissances. De la même manière, le disciple se conforme à l’image de son maître. Les chrétiens, eux, sont considérés comme des disciples de Jésus puisqu’ils croissent à l’image de Christ.

Les érudits des temps anciens avaient souvent à leurs côtés un groupe de disciples, habituellement de jeunes étudiants qui s’associaient étroitement à leurs maîtres afin de s’instruire et de les servir dans la vie pratique. On peut comprendre de cette manière les liens qui unissaient Eli et Samuel (1 Samuel 1:21-28; 3:1). Les anciens philosophes grecs tels que Socrate avaient des disciples, et les rabbins juifs avaient également leurs adeptes. Jean-Baptiste était entouré d’un groupe de disciples, comme le fut Jésus plus tard. Dans chacun des cas, ces hommes étaient unis à leur maître afin d’apprendre de lui, de suivre ses enseignements et de l’imiter. En un mot, ils devaient devenir comme lui.

 

caractérisée par des exigences où l’effort et l’attention s’imposent.

Le but ultime de l’éducation chrétienne est d’aider les croyants à mûrir spirituellement afin qu’ils croissent à la ressemblance de Christ. Et ce même objectif peut être défini d’une autre manière encore: faire des disciples. Il est indispensable de se souvenir que l’on cherche à ressembler à Christ; nul ne tient à me ou à vous ressembler. La vie en Christ demeurant en chacun de nous est celle que l’on doit voir mûrir à sa pleine expression, c’est-à-dire à l’image de Christ. C’est sans aucun doute ce à quoi pensait l’apôtre Paul lorsqu’il recommandait aux chrétiens de Philippes d’avoir en eux l’attitude et l’esprit de Christ alors qu’il se préparait à l’accomplissement de son plan rédempteur (Philippiens 2:5-11).

Ce fait deviendra particulièrement important si vous vous trouvez un jour à l’oeuvre parmi des gens dont la culture est différente de la vôtre. Votre but ne sera pas de les conduire à vous ressembler en adoptant vos valeurs ou vos voies. Votre objectif sera au contraire de les conduire à une vie à l’image de Christ, une vie exprimée selon leur cadre et leur culture.

Jésus et ses disciples
Objectif 2. Expliquer correctement de quelle manière Jésus appela et forma ses disciples.

Des multitudes suivaient Jésus en étant considérées comme ses disciples après avoir reçu l’enseignement qu’il apportait en public et vu ses nombreux miracles. Les gens adoptaient donc son enseignement et s’instruisaient continuellement en sa présence. Il en choisit cependant douze avec lesquels il tenait à jouir d’une relation particulière. Son intention était de faire d’eux des apôtres-des envoyés. Il voulait les équiper comme des chefs afin de pouvoir ensuite les envoyer poursuivre la tâche qu’il avait lui-même entreprise: celle qui consistait à faire des disciples. Cette relation unique avec les Douze se maintint jusqu’au jour où ils furent tous revêtus de son Esprit et envoyés dans le monde pour y prêcher son Evangile. Pour nous qui avons la tâche de former des disciples, nous pouvons en apprendre beaucoup concernant l’importance des relations entre un maître et ses élèves en observant Jésus lorsqu’il enseigne les Douze.

Le choix des Douze

Objectif 3. Savoir indiquer, parmi un certain nombre de possibilités, les raisons pour lesquelles Jésus choisit les Douze, et plus particulièrement pourquoi il tenait à les avoir à ses côtés.

Jésus choisit les Douze afin de pouvoir les équiper et les envoyer à son service. Son plan était de faire d’eux des disciples pour qu’à leur tour ils puissent aller en appeler d’autres.

Lisez attentivement Marc 3: 14. Dans ce contexte, nous pouvons relever deux faits significatifs: Jésus appelle les Douze premièrement pour qu’ils soient avec lui, et deuxièment pour les envoyer exercer un ministère. Il désire les équiper en vue d’une vie à son service. Pour les munir de ce dont ils ont besoin, il utilise la méthode qui aboutit à faire des disciples. Ces hommes seront d’abord avec lui et ils jouiront ensemble d’une communion particulière. Ils s’instruiront à ses côtés en s’associant à lui, en l’observant et en appliquant les principes qu’il leur a enseignés. Mais le but primordial n’est pas de jouir d’une communion intime et précieuse. Aussi proches et enrichissants que soient les contacts entre ces hommes, ils ne sont pas une fin en eux-mêmes. Ce que Jésus veut, c’est équiper les siens en vue d’une vie de service.

Jésus garde les Douze à ses côtés

Les raisons pour lesquelles Jésus choisit les Douze et les garde à ses côtés reflètent le but qu’il poursuit à leur égard. Il ne cherche pas à leur communiquer de simples connaissances; non, ce qu’il veut, c’est les amener à sa ressemblance. Jésus est persuadé qu’une personne bien formée devient comme son maître (Luc 6:40). Le mot choisi dans le texte original du Nouveau Testament (koine, en grec) et traduit ici par “accompli” sert à désigner une formation complète, intégrale. Il transmet donc l’idée d’hommes et de femmes à part entière, complètement formés. Et Jésus dit alors: “Lorsqu’une personne est vraiment devenue ce qu’elle doit être, elle ressemble à son maître.”

Former un disciple de Jésus, c’est avant tout faire du croyant un être mûr, pleinement développé. Jésus savait que pour y parvenir, il devait entraîner les Douze dans une communion étroite avec lui. Il deviendrait alors un exemple en faisant devant eux ce à quoi il les destinait en les équipant.

Jésus désirait imprimer son caractère de manière indélébile sur les Douze. Ces hommes devaient en quelque sorte absorber son Esprit, partager sa passion pour les perdus, souhaiter ardemment que la volonté de son Père se fasse sur la terre comme au ciel. Il comprenait la dynamique d’une association intime. Pour devenir semblables à lui, ces hommes devaient rester tout près de lui, ressentir sa compassion, saisir la profondeur de son amour et faire l’expérience de sa grâce. Etre aux côtés du Maître a pour résultat un comportement semblable au sien. Le fait de demeurer en sa présence nous transforme petit à petit à son image (2 Corinthiens 3: 18). En étant avec Jésus, on n’aboutit pas simplement au mécanisme qui permet de faire des disciples (comme nous le verrons plus tard), mais on acquiert un fardeau; on s’engage à sa suite en adoptant sa cause et l’on éprouve le désir de voir l’accomplissement de sa volonté.

Jésus enseigne les Douze

Objectif 4. Reconnaître les méthodes utilisées par Jésus pour enseigner les Douze.

La relation dont jouissaient Jésus et ses disciples, et dont on peut parler très justement comme d’une relation de maître à élève, ne correspondait pas à la situation typique remarquée dans une école ou dans une classe. Une heure de classe telle que nous la connaissons n’aurait certainement pas suffi. Jésus et les Douze partageaient la même existence; ils vivaient et goûtaient ensemble aux diverses expériences de la vie. Les disciples prenaient part aux leçons enseignées, réagissaient, et se trouvaient continuellement confrontés à des situations qui exigeaient l’application de leurs connaissances.

Parfois Jésus enseignait, et les Douze écoutaient tandis qu’il leur présentait la vérité et la leur expliquait. Les disciples posaient des questions, lui demandaient de clarifier certains points, et Jésus répondait avec joie à leurs requêtes. Un tel climat de confiance engendrait un esprit ouvert. Au cours des mois, des années, les douze hommes apprirent à se montrer ouverts envers lui et entre eux aussi.

En de nombreuses occasions, les Douze purent observer Jésus s’occuper de cas individuels et faire face à toutes sortes de situations. Il leur arriva même souvent de l’imiter. Cependant, ses paroles et ses actes les laissaient fréquemment dans un étonnement profond, et ils s’émerveillaient en le voyant faire preuve de tant de sagesse, de grâce et de puissance (voyez par exemple Marc 4:35-41; Jean 8: 1-11). Et de telles circonstances, où les choses paraissaient incompréhensibles, laissaient sur eux une impression indélébile; longtemps après le départ de leur Maître, ils y pensaient encore. Il arrivait aussi que Jésus les entraîne délibérément dans ce qu’il était en train de faire, ce qui leur permettait de s’instruire par la pratique.

La relation entre Jésus et les Douze comportait une certaine responsabilité. En acceptant l’appel de leur Maître, les disciples avaient reconnu son rôle, qui était celui de diriger, et ils s’étaient engagés à lui obéir. Selon un accord mutuel, on comprenait que chacun était sous son autorité. Au départ, le degré de leur engagement était discutable, mais après la résurrection et le jour de la Pentecôte, nul ne put plus douter de leur soumission totale. L’ordre de Christ devint leur cri de guerre, un cri de guerre qui inspire encore aujourd ‘hui les disciples du Seigneur (Matthieu 28: 19-20).

AIDER LES CHRETIENS A CROITRE ALLEZ

Jésus enseignait les Douze et ceux-ci s’instruisaient; ses enseignements différaient cependant de ce que l’on observait dans la pratique. Les relations personnelles et l’interaction avaient leur place au sein du groupe restreint qui était le leur, et ces relations passaient ensuite à un cercle plus large où s’offrait toute une variété d’expériences de la vie réelle. Jésus était l’exemple que l’on cherchait à imiter. Son but était d’équiper les siens en vue d’un ministère, et il voulait en faire des êtres complets. Ces hommes étaient destinés à garder leur esprit en éveil face à toutes les questions où chacun, en général, se trouvait concerné: équité, justice sociale, responsabilité civique, pauvreté, solitude, chagrin, crainte et mort. Ils devaient pouvoir discerner, comme Jésus le faisait lui-même, l’étendue des besoins humains (Matthieu 9:35-38). Leur champ ne se limitait pas aux problèmes religieux; il était aussi vaste que les besoins du monde (Matthieu 13:38).

Dans un certain sens, la manière dont Jésus instruisait les Douze ressemblait à un enseignement donné en classe. Le Sermon sur la Montagne, par exemple, peut être comparé à un cours très bien illustré. En d’autres occasions, Jésus provoquait certaines questions qui aboutissaient à une discussion, exactement comme le ferait un professeur, en classe (Matthieu 16: 13). Il se servait de méthodes pédagogiques dont la valeur a depuis lors été prouvée. Dans d’autres domaines, il abordait le sujet d’une manière tout à fait libre en l’orientant sur ce qu’offre la vie (voir Matthieu 19: 13-15 et 16-26). Il faut cependant reconnaître que la manière dont Jésus abordait les questions convenait à son objectif: faire des disciples, participer à leur formation intégrale.

Le Grand Commandement

Objectif 5. Savoir expliquer correctement pourquoi. en faisant des disciples, on observe la méthode divine destinée àfavoriser la croissance spirituelle.

Non seulement Jésus avait décidé de faire des disciples, au cours de son ministère, mais nous le voyons ordonner aux chrétiens d’agir de la même façon. Lisez Matthieu 28: 18-20 et voyez quel est le point central de l’ordre du Christ ressuscité à ses disciples: “Allez .. .faites des disciples … baptisez-les … et enseignez-les.” L’initiative vient de ceux qui le suivent: ils doivent aller. La nature et l’étendue de leur mission sont également claires: ils doivent faire de toutes les nations des disciples. La méthode comprend en outre le baptême et l’enseignement. Les chrétiens ont le devoir d’aller proclamer leur foi. Et que doit-il en résulter? Des disciples, qui seront formés. Notre Seigneur a donc passé sa méthode; elle devient un modèle pour tous ceux qui, après lui, devront y calquer leurs efforts. Examinons maintenant ce à quoi nous entraîne cette tâche primordiale.

Jésus donne à ses disciples ce que nous appelons le Grand

Commandement peu de temps avant de remonter au ciel. Il confie ainsi à ces hommes une responsabilité: celle de poursuivre le ministère qu’il a commencé, et son ordre comprend à la fois la tâche à remplir et la méthode à employer. Qu’a-t-il fait des Douze? Des disciples. Il leur demande maintenant d’aller et de faire de toutes les nations des disciples. Illes envoye par conséquent renouveler ce qu’il a lui-même accompli en leur faveur.

Le Grand Commandement étant le dernier enseignement que Jésus donne à ses disciples avant de remonter au ciel, nous parvenons à la conclusion que Dieu, qui veut aider les hommes à croître à l’image de Christ, a choisi la méthode selon laquelle on fait d’eux des disciples. Si l’on tient à les encourager, à veiller sur eux et à favoriser leur développement, il faut qu’ils deviennent des disciples.

CONTRIBUER A LA CROISSANCE DES CHRETIENS DES RESSOURCES DIVINES

La Bible nous révèle que Dieu a donné diverses ressources permettant d’accomplir la tâche qui consiste à veiller sur la croissance spirituelle des autres. Dans cette section, vous examinerez trois d’entre elles, toutes importantes, et qui sont les suivantes: I) la nature de l’Eglise, 2) les ministères-dons et 3) le ministère du Saint-Esprit.

Nature de l’Eglise
Objectif 6. Savoir expliquer comment l’Eglise, de par sa nature, contribue à favoriser la croissance du chrétien.

Jésus se mit à bâtir son Eglise dès les débuts de son ministère (Matthieu 16: 18). L’Eglise comprend l’ensemble des chrétiens, de tous ceux qui s’unissent à Jésus en cherchant à croître, à mûrir en lui, et qui donnent expression à la semence de vie spirituelle qu’il a déposée en eux (I Corinthiens 1:1-2).

L’Eglise est un organisme vivant. On peut le remarquer dans les Ecritures où elle est si souvent comparée à un corps. Sachant cela, lisez attentivement Romains 12:1-8, I Corinthiens 12:12-27, Ephésiens 4: 11-16, et voyez ce que l’on peut comprendre de la nature de l’Eglise en comparant cette dernière à un corps.

Le corps est composé de nombreuses parties ayant chacune une fonction particulière. Ces différentes parties ont toutes leur importance, car aucun membre ne peut jouer le rôle attribué à un autre. Toutes sont donc interdépendantes. Si l’une d’entre elles ne parvient pas à se développer normalement, le corps entier en souffre. Il ne peut être sain et fonctionner comme il le doit à moins que chacun de ses membres remplisse la fonction qui lui est assignée. Et, grâce à l’interdépendance des diverses parties du corps, la force de l’ensemble vient en aide au membre malade ou mal développé.

Peut-être connaissez-vous une pe~sonne ayant été gravement brûlée ou blessée. Sans les soins appropriés, la brûlure, la blessure s’infectent rapidement et l’état du malade s’aggrave. A ce moment-là, le corps tout entier vient au secours du membre douloureux en initiant le processus de guérison qui l’affecte dans son ensemble. C’est la raison pour laquelle le blessé, après avoir résisté victorieusement à une infection grave, se sent faible non seulement dans la partie atteinte, mais dans tout son corps. n a besoin de repos. n en est ainsi puisque ce sont la force et les ressources du corps tout entier qui sont venues au secours de la partie affaiblie.

Au sein du corps de Christ-l’Eglise-Ia force et les capacités de tous les membres deviennent une ressource permettant d’aider les membres mal développés ou affaiblis et de les amener à la santé, à la maturité. Les membres faibles ou peu affermis peuvent tirer leur force de ceux qui sont plus vigoureux et qui, au sein du corps, sont des membres mûrs.

La nature de l’Eglise-un organisme dont les parties sont interdépendantes et se fortifient mutuellement au sein du corps- représente une ressource de valeur lorsqu’il s’agit d’aider les croyants à atteindre la maturité spirituelle. Le fait que l’Eglise soit un organisme composé d’individus capables d’aimer, de se soucier de leur prochain, d’offrir aux autres leur sympathie, est un atout précieux pour qui veut contribuer à la croissance spirituelle d’autrui. Les soins dont les chrétiens sont entourés représentent vraiment l’un des ministères de l’Eglise qui s’efforce de conduire les convertis vers une communion active, pleine de sens, dans une communauté locale qui est elle-même l’expression du corps de Christ à un endroit donné.

Objectif 7. Savoir expliquer correctement de quelle manière les ministères-dons favorisent la croissance spirituelle, et ce qu’est la responsabilité de la personne dans l’exercice de celui qui lui a été attribué.

Dieu a confié à chaque croyant un don (ou même plusieurs dons) destiné à l’équiper en vue d’un ministère spirituel au sein du corps de Christ. Quatre passages bibliques enseignent que les chrétiens reçoivent de tels dons en vue d’un ministère. Ce sont: Romains 12:1 à 8; 1 Corinthiens 12; Ephésiens 4: Il à 16 et enfin I Pierre 4: 10 et Il.

Le véritable exercice des dons a pour résultat l’édification du corps tout entier, et c’est ainsi que les ministères-dons contribuent à la croissance spirituelle des différents membres. L’Eglise est un corps où l’on s’édifie mutuellement, chaque don contribuant à l’enrichissement des frères et soeurs. On y puise également les ressources nécessaires lorsqu’on veut veiller sur la vie chrétienne d’autrui et l’encourager. Dans un sens aussi général, on peut dire que les ministères-dons servent àl’entretien de la croissance spirituelle.

Pour être précis, nous dirons que ceux qui enseignent sont le don particulier de Dieu à l’Eglise. Dieu les a placés dans une position unique afin qu’ils contribuent à enrichir la vie spirituelle des autres. Ils ont la responsabilité d’aider leurs frères et soeurs à croître, à se former complètement à l’image de Christ.

12 Entourez d’un cercle la lettre correspondant à toute phrase où l’on vous explique correctement de quelle manière les ministères-dons contribuent à favoriser la croissance spirituelle.
a Le but des ministères-dons est de permettre à certaines parties du corps

de fonctionner pour le bien de tout le reste.
b Les ministères-dons contribuent à l’édification du corps de Christ. c Les membres, ayant tous reçu un don, peuvent aider les autres à

grandir spirituellement.
d Dieu a placé des enseignants, des docteurs dans l’Eglise afin qu’ils

forment une élite revêtue d’une autorité spéciale et qui puisse seule

enseigner la Bible.
e Dieu a placé dans l’Eglise ceux qui peuvent enseigner afin qu’ils

encouragent la croissance de leurs frères en leur enseignant la Parole de Dieu.

Le ministère du Saint-Esprit

Objectif 8. Reconnaître divers ministères précis de l’Esprit de Dieu, puis expliquer en quoi le Saint-Esprit contribue à favoriser la croissance spirituelle.

Lorsque Jésus donne l’ordre de “faire de toutes les nations des disciples”, il promet que sa présence et sa puissance contribueront à l’accomplissement de la tâche. Ce commandement, et la promesse du Saint-Esprit aux Douze, sont donnés aux disciples juste avant la crucifixion. Comme membres fondateurs de l’Eglise primitive, les Douze représentaient tous ceux qui, au cours des âges, répondraient à la prédication de l’Evangile. Et ce que l’Esprit était pour eux, il l’est également pour nous.

Les nouveaux-nés en Christ ont tous besoin d’une nourriture spirituelle (instructions) qui leur permette de grandir. Or, la compréhension spirituelle, l’appétit pour les choses de Dieu, le désir d’apprendre des vérités spirituelles nous manquent. Nous avons cependant le Saint-Esprit, ce Conseiller et Maître fidèle, qui est là, prêt à nous communiquer ces choses et répondre à d’autres besoins encore.

Vous avez découvert, à la leçon 1, que la Parole de Dieu servait de base à la formation chrétienne. Les Ecritures, qui nous révèlent la nature de Dieu, son plan et sa volonté à l’égard de l’homme, sont animées par Dieu. 2 Timothée 3:16-17 et 2 Pierre 1:20-21 expriment le rôle du Saint-Esprit au moment où elles sont venues à l’existence; il était là pour surveiller en quelque sorte, pour inspirer ceux qui les écrivirent. Premièrement, il révéla la pensée de Dieu aux hommes choisis pour prendre note de la vérité (1 Corinthiens 2:10-15). Une telle révélation leur permettait de découvrir des choses qu’il leur aurait été impossible de connaître. En écrivant, ils se sentaient guidés, aidés par le Saint-Esprit qui les inspirait à relever dans leur texte exactement ce que Dieu voulait y voir. Sans doute se servait-il de leur vocabulaire, de l’instruction qui était la leur, de leur expérience en la matière, mais ce que ces hommes écrivaient était la Parole de Dieu et non la leur. On parle d’inspiration en pensant à de telles aptitudes. Ce mot signifie littéralement “dû au souffle de Dieu”. Dieu nous a ainsi révélé son plan tout entier par son Esprit, et c’est ce que nous offrent les Ecritures.

Dans un sens, nous avons part à cette révélation car le Saint-Esprit illumine ces mêmes vérités et les explique à nos coeurs. Il ne vient pas pour nous en donner de nouvelles car la vérité de Dieu a été révélée de manière définitive, personnelle et objective en Christ. L’expérience montre qu’une révélation extérieure de la vérité est toujours inadéquate, notre connaissance précédant dans tous les cas son application. Nous ne faisons pas par nature ce qui est exigé de celui qui veut croître spirituellement (Romains 7), mais le Saint-Esprit, chargé de nous enseigner, poursuit le ministère de Jésus en tant que représentant de Christ sur la terre. Et comme il illumina autrefois l’esprit des disciples en rappelant à ces hommes les vérités que Jésus leur avait enseignées, il est encore là pour illuminer la vérité des Ecritures à notre intention. Il ouvre notre compréhension, éclaire les choses de manière toute nouvelle. Et il fait plus encore: il nous amène à la vérité, nous aide à agir en conséquence, rendant cette vérité réelle et vraiment importante dans notre vie. De cette façon, Christ vient vivre en nous, et il nous est possible de poursuivre son oeuvre en le glorifiant. C’est encore ainsi que le Saint- Esprit nous instruit au travers de la Parole qu’il a inspirée autrefois à ses serviteurs, et qu’il nous nourrit, nous entoure jusqu’à ce que nous soyons parvenus à l’image de Christ.

L’Esprit nous enseigne d’autre part au moyen d’une illumination intérieure. Il parle à nos coeurs par une influence personnelle, et il lui arrive de nous inciter à faire certaines choses. D’autres fois, son rôle est de nous empêcher d’agir. Il peut aussi nous convaincre d’une faute alors que nous avons dit ou fait ce qui est contraire au caractère du vrai chrétien.

Il nous enseigne en réponse à la soif de vérité que nous exprimons sincèrement dans la prière. Il est le Maître infaillible, incomparable.

Fait révélateur, le Saint-Esprit se sert de nous pour en aider d’autres à croître grâce à notre enseignement (Ephésiens 4: 11-12). Lorsque vous enseignerez la Parole de Dieu, le Saint-Esprit viendra vous aider à saisir une telle vérité. Comme il se trouve au sein de toute situation où l’on rencontre à la fois celui qui enseigne et celui qui s’instruit, vous pouvez être persuadé qu’il vous aidera à communiquer effectivement la vérité de Dieu. Ceux auxquels vous vous adresserez la recevront, et ils seront fortifiés dans leur croissance spirituelle. Son énergie divine est là pour soutenir ceux qui enseignent et ceux qui reçoivent la vérité de Dieu.

Le Saint-Esprit est présent pour venir en aide à celui qui enseigne comme à celui qui apprend. II en résulte que le chrétien est à la fois nourri, équipé et fortifié dans sa croissance à l’image de Christ.

Le Saint-Esprit corrige celui qui dit ou fait une chose contraire à la conduite du chrétien .
Le Saint-Esprit soutient le croyant et lui permet de dire ce que Dieu veut qu’il exprime .

Le Saint-Esprit révèle la pensée, la volonté et les desseins de Dieu que l’on ne pourrait connaître autrement. Le Saint-Esprit éclaire les croyants au sujet de l’oeuvre de Christ; il les encourage et les dirige, dans leur vie, vers une croissance à l’image de Christ .

COMMENT ENTRETENIR LA VIE SPIRITUELLE
Objectif 9. Savoir établir la différence entre les méthodes selon les règles et celles qui sont dépourvues de formalité.

L’Eglise, sur le plan collectif, et les chrétiens sur le plan individuel, sont encouragés à veiller sur la vie spirituelle des autres afin qu’elle se développe; il leur est demandé d’aider les gens à croître à la ressemblance de Christ. Dans de nombreuses communautés, ce travail est centré sur un programme d’éducation chrétienne ou un département portant le même nom. D’autres églises considèrent un peu différemment le ministère qui consiste à faire des disciples, persuadées que l’on se nourrit, que l’on s’enrichit dans la vie spirituelle en assistant régulièrement aux cultes et aux réunions et en jouissant des contacts fraternels qui y sont offerts.

Si les idées à ce sujet diffèrent, un fait reste certain, c’est que les soins dont tout chrétien a besoin exigent des méthodes qui aient à la fois un caractère de formalité et d’autres qui soient plus souples, plus familières.

Quelle que soit la manière dont on considère les choses, la Parole de Dieu est la nourriture nécessaire à la croissance spirituelle. Une communion intime entre chrétiens, des soins vigilants et un intérêt sincère y contribuent aussi. On communique souvent la Parole de Dieu sous une forme plus traditionnelle, plus rigide, en l’enseignant à ceux qui désirent s’instruire. L’enseignement découlant de relations personnelles est donné sans protocole par un chrétien plus âgé, plus mûr, qui se lie à d’autres, encore jeunes dans la foi, et qui leur sert d’exemple en leur montrant comment vivre une vie chrétienne fructueuse. Le chrétien moins mûr apprend alors en imitant la personne, en s’identifiant à elle. Nous pouvons dire ainsi que, pour encourager la croissance spirituelle, il faut à la fois des méthodes bien établies, rigides en quelque sorte, et des relations décontractées et familières.

Les contacts dépourvus de tout formalisme encouragent la croissance spirituelle au moyen d’activités qui n’ont rien à voir avec les méthodes scolaires traditionnelles. Les relations que Jésus avait établies entre lui et les Douze, la manière dont il entreprit la tâche conduisant à faire de ces hommes des disciples en est un excellent exemple.

Les relations qui existent au sein du corps de Christ, l’exercice des ministères pour le bien mutuel de chacun, le développement et la santé des autres membres, établissent clairement que l’Eglise est équipée en vue d’un enseignement donné au cours de contacts personnels, ce qui est caractéristique des méthodes moins rigides dont nous avons parlé plus haut.

Les méthodes en bonne et due forme qui jouent leur rôle dans la croissance spirituelle servant davantage à communiquer des faits et des informations. On peut très bien enseigner de cette manière le texte biblique, les questions de doctrine, tout ce qui entre dans le domaine des connaissances. De telles méthodes s’assimilent à ce qui se fait à l’école. En formant ses disciples, Jésus enseignait souvent de cette manière. Le cadre n’était pas celui d’une classe mais le Seigneur abordait les choses de la même façon, et il est considéré comme un maître en la matière. Si, en aidant les chrétiens à croître, on n’a nullement pour but de leur remplir la tête de faits et de connaissances mais qu’on tient à les voir vivre une vie dont Christ soit le centre, un enseignement basé sur des données précises est cependant nécessaire. Classes, séminaires et autres activités de ce genre sont un excellent moyen d’enrichir les connaissances de chrétiens encore jeunes dans la foi. Ce qu’ils apprennent les aide alors à se transformer, à croître en stature et à ressembler toujours davantage à Christ.

Des soins efficaces, dans la croissance du chrétien, demandent à la fois des méthodes naturelles et des moyens plus protocolaires. Si vous aidez un frère, une soeur, à se développer spirituellement, il est nécessaire d’établir des relations d’amitié avec la personne; il faut aussi que votre vie soit si bien le reflet de celle de Christ qu’en vous observant, votre frère, votre soeur, aient sous les yeux le modèle de ce qu’ils doivent eux-mêmes devenir. Vous les aiderez également à comprendre les vérités bibliques et doctrinales, ce qui vous conduira peut-être à enseigner une classe selon la méthode traditionnelle. Répétons-le: les soins dont le chrétien a besoin, pendant son développement, exigent à la fois des méthodes souples, des contacts personnels, et des moyens pédagogiques traditionnels. On ne peut adopter les uns au détriment des autres. Si vous désirez aider quelqu’un, il est nécessaire que vous choisissiez les deux façons de faire.

Pasteur Berg donne une série d’études à ceux qui désirent avancer vers la maturité spirituelle. Ceux qui y assistent ont divers exercices à faire, et ils doivent se montrer capables de contribuer à une discussion sur le sujet de la leçon.

Le pasteur Devon a divisé son auditoire en groupes plus petits en vue de réunions mensuelles; les chrétiens peuvent alors jouir de moments de communion fraternelle, prier ensemble ou étudier la Bible, selon ce qu’ils se sentent poussés à faire.

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